Cour d'appel, référés, 6 juillet 2026 — n° 26/00058
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement condamnant un vendeur à indemniser l'acquéreur pour des vices cachés est-elle recevable en l'absence de conséquences manifestement excessives révélées postérieurement au jugement ?
Principe retenu
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire formée après le délai de l'article 514-3 du code de procédure civile est irrecevable si elle ne repose pas sur des éléments révélés postérieurement au jugement. L'exécution provisoire de droit ne peut être arrêtée que si elle risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives, appréciées au regard de la situation du débiteur.
Faits clés
- Vente d'un lot de copropriété par M. [P] à Mme [S] en mars 2017
- Expertise judiciaire ordonnée pour des désordres
- Jugement du 23 septembre 2025 condamnant M. [P] à payer 1.153,90 euros
- Appel interjeté par M. [P] le 14 janvier 2026
- Demande d'arrêt de l'exécution provisoire formée le 16 avril 2026
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire après avoir interjeté appel ?
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Que faire si je ne peux pas payer la condamnation pendant l'appel ?
Qu'est-ce que la radiation d'appel et comment l'éviter ?
Mon adversaire peut-il demander la radiation de mon appel si je n'exécute pas le jugement ?
Quels éléments dois-je fournir pour démontrer des conséquences manifestement excessives ?
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