Cour d'appel, chambre civile 1-7, 7 juillet 2026 — n° 26/04420
Synthèse de la décision
Question juridique
La deuxième prolongation de la rétention administrative d'un étranger est-elle justifiée malgré l'absence de perspectives d'éloignement et la remise de documents d'identité ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative est possible si l'administration justifie de diligences suffisantes et effectives pour obtenir un laissez-passer consulaire, même en l'absence de perspectives d'éloignement immédiates. Le juge vérifie que les autorités consulaires ont été saisies de manière effective.
Faits clés
- M. [D] [S], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une OQTF le 4 juin 2026
- Il a été placé en rétention administrative le 4 juin 2026
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 9 juin 2026
- Le consulat d'Algérie a été saisi dès le début de la procédure
- Un rendez-vous consulaire a été fixé le 16 juin 2026 mais M. [S] a refusé de s'y rendre
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être maintenu en rétention si j'ai remis mon passeport ?
Quelles sont les conditions pour une deuxième prolongation de rétention ?
Que faire si le consulat ne répond pas ?
Mon refus de me rendre au rendez-vous consulaire peut-il justifier la prolongation ?
Combien de temps peut-on être retenu en centre de rétention ?
Comment contester une prolongation de rétention ?
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