Cour d'appel, chambre des etrangers, 6 juillet 2026 — n° 26/02505
Synthèse de la décision
Question juridique
Le placement en rétention administrative d'un étranger en situation irrégulière porte-t-il une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la CEDH, en raison de l'incertitude sur l'obtention d'un laissez-passer consulaire ?
Principe retenu
Le placement en rétention administrative d'un étranger, du fait de sa durée nécessairement limitée, ne saurait porter une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le juge judiciaire en charge du contrôle de la rétention n'est pas compétent pour apprécier la légalité de la décision d'éloignement au regard de l'article 8 de la CEDH, cette compétence relevant du juge administratif.
Faits clés
- Mme [I] [Z] est de nationalité bosnienne, née en Italie, et a utilisé de nombreux alias.
- Elle a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai le 9 avril 2026.
- Elle a été placée en rétention administrative le 5 juin 2026.
- La première prolongation de rétention a été autorisée le 10 juin 2026 et confirmée en appel le 11 juin 2026.
- Le préfet a demandé une seconde prolongation de 30 jours, accordée par ordonnance du 5 juillet 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je contester une prolongation de rétention administrative pour atteinte à ma vie privée ?
Le juge judiciaire peut-il annuler une OQTF pour violation de l'article 8 de la CEDH ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
La durée de la rétention administrative peut-elle être disproportionnée ?
Comment invoquer l'article 8 de la CEDH dans le cadre d'une rétention ?
Qu'est-ce qu'un laissez-passer consulaire et quel est son impact sur la rétention ?
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