Cour d'appel, référés civils, 7 juillet 2026 — n° 26/03181
Synthèse de la décision
Question juridique
L'exécution provisoire d'un jugement condamnant au paiement d'une somme d'argent doit-elle être arrêtée en appel lorsqu'il existe un moyen sérieux de réformation et que l'exécution risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'une décision de première instance peut être ordonné par le premier président de la cour d'appel, sur le fondement de l'article 514-3 du code de procédure civile, à condition que soient réunies deux conditions cumulatives : l'existence d'un moyen sérieux d'annulation ou de réformation du jugement, et le risque que l'exécution provisoire entraîne des conséquences manifestement excessives. En l'espèce, la demanderesse n'a pas démontré de conséquences manifestement excessives, et les moyens invoqués n'ont pas été jugés sérieux.
Faits clés
- Mme W a été condamnée par jugement du 25 août 2025 à payer 5.420,83 euros à M. I pour des dommages sur un véhicule loué.
- Mme W a interjeté appel le 4 décembre 2025.
- Mme W a saisi le premier président pour arrêter l'exécution provisoire du jugement.
- Mme W invoque des moyens sérieux de réformation (absence de contradictoire sur une expertise, confusion entre sinistres).
- Mme W ne démontre pas de conséquences manifestement excessives (pas de précision sur sa situation financière).
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ?
Comment prouver des conséquences manifestement excessives ?
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux de réformation ?
L'appel suspend-il automatiquement l'exécution provisoire ?
Quel est le délai pour demander l'arrêt de l'exécution provisoire ?
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