Cour d'appel, c.e.s.e.d.a., 7 juillet 2026 — n° 26/00128
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger pour une durée supplémentaire de 30 jours est-elle justifiée en raison de la menace à l'ordre public et de l'absence de garanties de représentation ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative au-delà de la durée maximale de 90 jours est possible en cas d'obstruction à l'exécution de la mesure d'éloignement, d'absence de documents de voyage, ou de menace à l'ordre public. En l'espèce, la menace à l'ordre public est caractérisée par des condamnations pénales multiples, notamment pour apologie du terrorisme, et l'absence de documents d'identité justifie la prolongation.
Faits clés
- M. [N] alias [I] est de nationalité algérienne et ne peut justifier de son identité.
- Il a été condamné à plusieurs reprises pour des faits d'atteintes aux biens et aux personnes ainsi que pour apologie publique d'un acte de terrorisme.
- Il a fait l'objet d'une décision de placement en rétention le 7 mai 2026.
- La rétention a déjà été prolongée à deux reprises (26 jours puis 30 jours).
- Le préfet sollicite une troisième prolongation de 30 jours sur le fondement de l'article L.742-4 du CESEDA.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'article L.742-4 du CESEDA ?
Quels sont les motifs de prolongation de la rétention administrative ?
Comment contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
L'état de santé peut-il empêcher la prolongation de la rétention ?
Quelle est la durée maximale de la rétention administrative ?
Que faire si je n'ai pas de documents d'identité et que je suis en rétention ?
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