Cour d'appel, c.e.s.e.d.a., 7 juillet 2026 — n° 26/00127
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle justifiée en l'absence de perspectives raisonnables d'éloignement ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative est possible si l'administration justifie de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement et s'il existe des perspectives raisonnables d'éloignement. L'administration n'a pas de pouvoir de contrainte sur les autorités consulaires étrangères, et le défaut de réponse du consulat ne lui est pas imputable.
Faits clés
- M. [Q], ressortissant algérien, a fait l'objet d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français le 13 novembre 2025.
- Il a été condamné le 25 mars 2026 à six mois d'emprisonnement pour vol par effraction.
- À sa levée d'écrou le 29 juin 2026, il a été placé en rétention administrative.
- Le préfet a sollicité la prolongation de la rétention pour 26 jours.
- L'administration a saisi le consulat d'Algérie pour obtenir un laissez-passer mais n'a pas reçu de réponse.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Peut-on prolonger la rétention administrative si le consulat ne répond pas ?
Quelles sont les conditions pour prolonger une rétention administrative ?
L'administration doit-elle prouver des perspectives d'éloignement pour prolonger la rétention ?
Que faire si le consulat ne délivre pas de laissez-passer ?
Un étranger condamné pénalement peut-il être retenu après sa peine ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
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