Cour d'appel, pôle 4 - chambre 8, 8 juillet 2026 — n° 23/05500
Synthèse de la décision
Question juridique
Quels sont les effets d'un désistement d'instance et d'action accepté par l'intimé dans le cadre d'une procédure d'appel ?
Principe retenu
Le désistement d'instance et d'action, accepté par l'intimé, est parfait et entraîne l'extinction de l'instance et le dessaisissement de la cour. Chaque partie conserve la charge de ses propres frais et dépens.
Faits clés
- Appel interjeté par la société BAGE contre un jugement du tribunal de commerce de Paris du 2 février 2023
- Désistement d'instance et d'action notifié par la société BAGE le 15 juin 2026
- Acceptation du désistement par les ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL IARD le 17 juin 2026
- Révocation de l'ordonnance de clôture pour cause grave
- Accord des parties pour que chacune conserve ses frais et dépens
Articles cités
article 378 du code de procédure civile
article 914-4 du code de procédure civile
articles 400 et suivants du code de procédure civile
Dispositif
PAR CES MOTIFS
,
Statuant par décision contradictoire, mise à disposition au greffe ;
Ordonne la révocation de l'ordonnance de clôture rendue le 16 février 2026 afin de tenir compte des conclusions de désistement d'instance et d'action, et de celles d'acceptation subséquentes, sus-visées ;
Prononce la clôture ;
Constate le désistement d'instance et d'action de la société BAGE ;
Constate que la société ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL IARD a accepté le désistement d'instance et d'action de la société BAGE ;
Dit que ce désistement est parfait ;
Constate l'extinction de l'instance pendante devant la cour d'appel de Paris enregistrée sous le RG n° 23/05500 et le dessaisissement de la cour ;
Dit que chacune des parties conservera à sa charge les frais et dépens exposés par elle dans le cadre de l'instance ainsi éteinte.
La greffiere La présidente de chambre
Exposé du litige
******
Vu le jugement rendu le 2 février 2023 par le tribunal de commerce de PARIS ;
Vu l'appel interjeté le 17 mars 2023 par la société BAGE ;
Vu l'ordonnance de clôture rendue le 16 février 2026 ;
Par conclusions de désistement notifiées par RPVA le 15 juin 2026, la société BAGE demande à la cour au visa de l'article 378 du code de procédure civile, de :
- révoquer l'ordonnance de clôture ;
- lui donner acte qu'elle se désiste purement et simplement de l'instance et de l'action engagées à l'encontre du jugement du tribunal de commerce de PARIS du 2 février 2023 ;
- constater le dessaisissement de la cour ;
- juger que chacune des parties conservera la charge des frais et dépens qu'elle a exposés.
Par conclusions notifiées le 17 juin 2026 afin d'acceptation de désistement d'instance et d'action, les ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL IARD demandent à la cour de :
- révoquer l'ordonnance de clôture ;
- leur donner acte de ce qu'elles acceptent le désistement de l'instance et de l'action de la société BAGE à l'encontre du jugement du tribunal de commerce de Paris du 2 février 2023 ;
- constater le dessaisissement de la cour ;
- juger que chacune des parties conservera la charge des frais et dépens qu'elle a exposés.
Motivations de la décision
MOTIFS DE LA DECISION
Vu, notamment, les articles 914-4, 400 et suivants du code de procédure civile ;
Par conclusions, l'appelante s'est désistée de son appel et de son action, et elle demande à la cour de dire que chaque partie conservera à sa charge ses propres frais et dépens.
L'intimée s'est associée à la demande de révocation de l'ordonnance de clôture et sollicite qu'il lui soit donné acte qu'elle accepte ce désistement d'instance et d'action.
Les parties justifiant d'une cause grave de révocation de la clôture, qui s'est révélée depuis qu'elle a été rendue, au sens de l'article 914-4 du code de procédure civile, il convient d'y faire droit.
Le désistement d'instance et d'action convenu entre les parties est ainsi parfait.
Compte tenu de l'accord intervenu entre les parties sur ce point, il convient de dire que chacune d'entre elle conservera à sa charge les frais et dépens exposés par elle dans le cadre de l'instance ainsi éteinte, aucune demande n'étant formulée au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Questions fréquentes
Comment se désister d'un appel ?
L'appelant peut se désister de son appel par conclusions notifiées à l'intimé. Le désistement doit être accepté par l'intimé pour être parfait, sauf si celui-ci n'a pas formé d'appel incident.
Quels sont les effets d'un désistement d'instance et d'action ?
Le désistement d'instance et d'action, une fois accepté, entraîne l'extinction de l'instance et le dessaisissement de la cour. Les parties conservent la charge de leurs propres frais et dépens, sauf convention contraire.
L'intimé doit-il accepter le désistement ?
Oui, l'intimé doit accepter le désistement pour qu'il soit parfait, sauf s'il n'a pas lui-même formé d'appel incident ou de demande reconventionnelle.
Qui paie les frais en cas de désistement ?
En l'absence d'accord contraire, chaque partie conserve la charge des frais et dépens qu'elle a exposés. Dans cette affaire, les parties ont convenu que chacune supporterait ses propres frais.
Le désistement met-il fin définitivement au litige ?
Oui, le désistement d'instance et d'action éteint l'instance et dessaisit la cour. Le jugement de première instance devient définitif.
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