EXPOSÉ DES FAITS ET DE LA PROCÉDURE
L'Etat français a, dans le cadre d'un partenariat public-privé, confié à la société Opale défense la maîtrise d'ouvrage de la construction du site de [Localité 6] du ministère de la défense qui se compose de deux parcelles ; seule la parcelle Ouest, étant concernée par le présent litige.
La société Opale défense a conclu un contrat de conception-réalisation avec un groupement d'entreprises conjoint non-solidaire dont la société Bouygues Bâtiment Ile-de-France est le mandataire solidaire.
Ce groupement est composé de deux sous-groupements conjoints non-solidaires :
le sous-groupement de conception-réalisation bâtimentaire composé des sociétés suivantes : Bouygues Bâtiment Ile-de-France (mandataire solidaire), [X] communication, aux droits de laquelle est venue la société [X] six GTS France (la société [X]), Agence [S] [E] & associés (la société ANMA), Atelier 2/3/4, [Etablissement 1] bâtiments, aux droits de laquelle est venue la société EGIS bâtiments Ile-de-France, IOSIS concept, aux droits de laquelle est venue la société EGIS concept, et Dalkia France ;
le sous-groupement systèmes d'information et de communication composé, notamment, des sociétés suivantes : [X] (mandataire solidaire) et ETDE, aux droits de laquelle est venue la société Bouygues énergies & services.
Le contrôle technique de l'opération a été confié à la société Socotec construction (la société Socotec).
Sont intervenues en tant que sous-traitant de la société [X] :
la société Central Sanit Ouest (la société CSO), en charge du lot géothermie ;
la société Viry, en charge du lot ouvrage métallique ;
la société Clemancon, en charge du lot électricité à l'intérieur de l'ouvrage métallique ;
la société Ametra, BET ouvrage métallique.
La société Opale défense a souscrit deux polices d'assurance dommages-ouvrage auprès de la société Allianz IARD (la société Allianz) : l'une pour la parcelle Ouest, n° [Cadastre 1] [Cadastre 2] [Cadastre 3], l'autre pour la parcelle Est, n° [Cadastre 1] [Cadastre 2] [Cadastre 4].
Le 28 décembre 2014, la réception des travaux pour la parcelle Ouest est intervenue avec réserves.
Une déclaration de sinistre a été régularisée le 21 novembre 2021, dans laquelle la société Opale défense a dénoncé l'apparition de « corrosion du réseau de refroidissement parcelle Ouest ».
Une expertise amiable a été organisée et, suite au rapport préliminaire en date du 22 décembre 2021, la société Allianz a, le 31 décembre 2021, adopté une position de garantie s'agissant du tronçon fuyard au motif que ce désordre compromettait la destination de l'ouvrage.
Les opérations d'expertise amiable sont toujours en cours.
Une déclaration de sinistre a également été régularisée le 25 janvier 2022, dans laquelle la société Opale défense a dénoncé l'apparition d'un phénomène de « corrosion métallique structurelle ».
Une expertise amiable a été organisée et, suite au rapport préliminaire en date du 21 mars 2022, la société Allianz a, le 23 mars 2022, adopté une position de garantie s'agissant de la zone impactée par les fuites du circuit de chauffage.
Les opérations d'expertise amiable sont toujours en cours.
Par actes en dates des 24, 26 et 27décembre 2024, la société Allianz, ès qualités, a, par devant le tribunal judiciaire de Paris, assigné en garantie les sociétés ANMA, Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Bouygues énergies & services, Socotec, [X], Ametra, CSO, Clemancon, Dalkia France et Viry.
Parallèlement, par actes en date du 24 décembre 2024, la société Opale défense a, dans l'attente du dépôt du rapport d'expertise dommages-ouvrages, assigné les sociétés ANMA, Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Socotec, [X] et Allianz, ès qualités, devant le tribunal des activités économiques de Paris, aux fins de voir interrompu tout délai de prescription.