Cour d'appel, rétention administrative, 7 juillet 2026 — n° 26/01133
Synthèse de la décision
Question juridique
Le maintien en rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une interdiction définitive du territoire français est-il justifié en l'absence de perspectives d'éloignement, lorsque l'intéressé est apatride et ne dispose d'aucun document d'identité ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative est possible si l'administration justifie de diligences suffisantes pour exécuter la mesure d'éloignement. L'absence de perspectives d'éloignement ne fait pas obstacle à la prolongation lorsque l'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes et que les diligences sont en cours.
Faits clés
- Monsieur [A] [T] est de nationalité bosniaque, né le 30 juin 1998.
- Il fait l'objet d'une interdiction définitive du territoire français prononcée le 17 décembre 2024.
- Il a été placé en rétention administrative le 5 mai 2026.
- Il se déclare apatride, appartenant à une communauté minoritaire rom de Bosnie, sans jamais avoir eu de papiers d'identité.
- Six pays ont été contactés pour son identification et éloignement, sans succès.
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Peut-on être maintenu en rétention sans perspective d'éloignement ?
Qu'est-ce que l'apatridie et comment cela affecte-t-il la rétention ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de maintien en rétention ?
L'administration doit-elle prouver des diligences pour prolonger la rétention ?
Puis-je demander une assignation à résidence pendant la rétention ?
Qu'est-ce que l'article L.742-4 du CESEDA ?
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