Cour d'appel, etrangers, 8 juillet 2026 — n° 26/00647
Synthèse de la décision
Question juridique
L'avis tardif au procureur de la République du placement en rétention administrative entraîne-t-il la nullité de la procédure et le rejet de la demande de prolongation ?
Principe retenu
L'article L. 741-8 du CESEDA impose que le procureur de la République soit informé immédiatement du placement en rétention. Un avis tardif, même de quelques heures, constitue une irrégularité substantielle qui ne peut être régularisée a posteriori et entraîne la nullité de la procédure, justifiant le rejet de la demande de prolongation et la remise en liberté.
Faits clés
- Placement en rétention administrative notifié le 2 juillet 2026 à 19h17
- Avis au procureur de la République envoyé à 23h28, soit plus de 4 heures après
- Le préfet a produit en appel un mail de 19h38 non joint à la requête initiale
- M. [N] [M] [T] est de nationalité portugaise, condamné pour viol sur mineur et déclaré irresponsable pénalement pour tentative d'assassinat
- Ordonnance de première instance annulant la procédure et ordonnant la remise en liberté
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai pour informer le procureur de la République d'un placement en rétention administrative ?
L'avis tardif au procureur peut-il être régularisé en appel ?
Quelles sont les conséquences d'une nullité de procédure pour avis tardif ?
Un étranger européen peut-il être placé en rétention administrative ?
Comment contester une prolongation de rétention administrative ?
Quels sont les recours possibles après une ordonnance de mainlevée de rétention ?
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