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Cour d'appel, chambre sociale, 7 juillet 2026 — n° 23/01214

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Synthèse de la décision

Question juridique

Quels sont les effets d'un désistement d'appel accepté sans réserve par l'intimé ?

Principe retenu

Le désistement d'appel, accepté sans réserve par l'intimé, met fin à l'instance d'appel et dessaisit la cour. Chaque partie conserve la charge de ses frais irrépétibles et dépens d'appel.

Faits clés

  • M. [Q] a interjeté appel d'un jugement du conseil de prud'hommes de Vichy du 17 juillet 2023.
  • Par conclusions du 18 juin 2026, M. [Q] s'est désisté de son appel.
  • Par conclusions du 19 juin 2026, la SAS [1] a accepté ce désistement sans réserve.
  • Le désistement est intervenu après l'ordonnance de clôture du 26 mai 2026.
  • L'affaire concernait initialement un licenciement pour faute grave.

Articles cités

article 450 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS La Cour, statuant publiquement, par arrêt contradictoire mis à disposition au greffe et après en avoir délibéré conformément à la loi, - Constate que Monsieur [S] [Q] se désiste de son appel à l'encontre du jugement (RG 22/00069) rendu contradictoirement le 17 juillet 2023 par le conseil de prud'hommes de Vichy et que la SAS [1] accepte ce désistement sans réserve ; - Dit que ce désistement met fin à l'instance d'appel (RG 23/01214) et emporte dessaisissement de la cour ; - Dit que que chaque partie conservera la charge de ses frais irrépétibles d'appel et de ses dépens d'appel. Ainsi fait et prononcé lesdits jour, mois et an. Le greffier, Le Président, N. BELAROUI C. RUIN

Exposé du litige

FAITS ET PROCÉDURE La SAS [1] exploite un supermarché sous l'enseigne [Adresse 3] à [Localité 3] (03). Monsieur [S] [Q], né le 22 octobre 1974, a été embauché par la SAS [1] (RCS de [Localité 4] n°[N° SIREN/SIRET 1]) à compter du 10 septembre 2018, suivant un contrat de travail à durée indéterminée, en qualité de directeur de magasin, statut cadre, niveau 7. La convention collective nationale applicable à la présente relation de travail est celle du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire. Par courrier recommandé avec avis de réception du 4 septembre 2021, Monsieur [S] [Q] a été convoqué par la SAS [1] à un entretien préalable à une éventuelle mesure de licenciement avec mise à pied conservatoire. Monsieur [S] [Q] a été placé en arrêt de travail pour maladie ordinaire. Par courrier en date du 10 septembre 2021, Monsieur [S] [Q] a de nouveau été convoqué par la SAS [1], à un entretien préalable à une éventuelle mesure de licenciement avec confirmation de la mise à pied conservatoire. Par courrier recommandé avec avis de réception en date du 24 septembre 2021, la SAS [1] a licencié Monsieur [S] [Q] pour faute grave. Le 22 septembre 2022, Monsieur [S] [Q] a saisi le conseil de prud'hommes de Vichy aux fins de voir juger sans cause réelle et sérieuse son licenciement pour faute grave, outre obtenir la condamnation de l'employeur, la SAS [1], à lui verser des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi consécutivement à la perte injustifiée de son emploi ainsi qu'à un rappel de salaire au titre de la mise à pied conservatoire. La première audience devant le bureau de conciliation et d'orientation s'est tenue en date du 7 novembre 2022 et, comme suite au constat de l'absence de conciliation (convocation notifiée au défendeur le 24 septembre 2022), l'affaire a été renvoyée devant le bureau de jugement. Par jugement (RG n°22/00069) rendu contradictoirement le 17 juillet 2023, le conseil de prud'hommes de Vichy a : - Dit que le licenciement de Monsieur [S] [Q] repose sur une faute grave ; En conséquence, - Débouté Monsieur [S] [Q] de l'ensemble de ses demandes ; - Condamné Monsieur [S] [Q] à porter et payer à la SAS [1] la somme de 800 euros net au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; - Condamné Monsieur [S] [Q] aux dépens. Le 25 juillet 2023, Monsieur [S] [Q] a interjeté appel de ce jugement. L'affaire a été distribuée à la chambre sociale de la cour d'appel de Riom sous le numéro RG n°23/01214. Une ordonnance de clôture a été rendue le 26 mai 2026. Par conclusions notifiées par RPVA le 18 juin 2026, Monsieur [S] [Q] a demandé à la cour de lui donner acte de son désistement d'appel. Par conclusions notifiées par RPVA le 19 juin 2026, la SAS [1] a demandé à la cour : - de donner acte à Monsieur [S] [Q] de son désistement d'appel à l'encontre du jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Vichy le 25 juillet 2023, ainsi que des demandes formées à son encontre, - de lui donner acte de son acceptation du désistement d'appel de Monsieur [S] [Q], - de constater l'extinction de l'instance et le dessaisissement de la cour, - de dire que chaque partie conservera la charge de ses frais irrépétibles d'appel et de ses dépens d'appel, - d'ordonner la notification de la décision à intervenir aux parties et à leurs conseils.

Motivations de la décision

MOTIFS Il échet de constater un désistement d'appel, accepté sans réserve, qui met fin à l'instance et dessaisit la cour. Il convient également de dire que chaque partie conservera la charge de ses frais irrépétibles d'appel et de ses dépens d'appel et ce conformément à la demande de l'intimée, la SAS [1].

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je me désiste de mon appel ?
Le désistement d'appel, s'il est accepté sans réserve par l'intimé, met fin à l'instance d'appel et dessaisit la cour. Chaque partie conserve ses frais et dépens d'appel.
L'intimé doit-il accepter mon désistement d'appel ?
Oui, pour que le désistement produise ses effets, il doit être accepté sans réserve par l'intimé. En l'espèce, la SAS [1] a accepté le désistement de M. [Q].
Qui paie les frais d'appel en cas de désistement ?
En principe, chaque partie conserve la charge de ses frais irrépétibles et de ses dépens d'appel, sauf convention contraire. Dans cette affaire, la cour a ordonné que chaque partie conserve ses frais.
Puis-je me désister de mon appel après la clôture ?
Oui, il est possible de se désister après la clôture, comme l'a fait M. [Q] le 18 juin 2026, après l'ordonnance de clôture du 26 mai 2026. Le désistement a été accepté.
Qu'est-ce que le dessaisissement de la cour ?
Le dessaisissement signifie que la cour d'appel n'est plus compétente pour statuer sur l'affaire. Cela intervient lorsque le désistement d'appel est accepté et que l'instance est éteinte.
Le désistement d'appel a-t-il un impact sur le jugement de première instance ?
Oui, le désistement d'appel rend le jugement de première instance définitif. En l'espèce, le jugement du conseil de prud'hommes de Vichy du 17 juillet 2023 devient donc irrévocable.
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