Cour d'appel, chambre 1-11 référés, 10 juillet 2026 — n° 26/00288
Synthèse de la décision
Question juridique
Le premier président peut-il suspendre l'exécution provisoire de droit d'un jugement condamnant un employeur à payer des cotisations et majorations pour travail dissimulé, en raison de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
L'exécution provisoire de droit attachée à un jugement du pôle social ne peut être suspendue que si elle risque d'entraîner des conséquences manifestement excessives. En matière de cotisations sociales éludées pour travail dissimulé, le redressement vise à rétablir la situation déclarative et les majorations à sanctionner l'infraction ; le simple impact financier n'est pas une conséquence excessive, d'autant que l'organisme de recouvrement est solvable pour un éventuel remboursement.
Faits clés
- Jugement du pôle social du TJ de Marseille du 9 avril 2026 condamnant la SELAS NEUROCHIRURGIE VINCENTELLI à payer 171 146 € à l'URSSAF pour travail dissimulé
- Appel interjeté par la société le 16 avril 2026
- Assignation en référé devant le premier président le 19 mai 2026 pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire
- Redressement URSSAF portant sur les années 2017 à 2020 pour travail dissimulé
- Majoration de 40 % appliquée par l'URSSAF
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir la suspension de l'exécution provisoire d'un jugement URSSAF ?
Puis-je demander la suspension de l'exécution provisoire après avoir fait appel ?
Qu'est-ce qu'une conséquence manifestement excessive ?
L'URSSAF peut-elle exiger le paiement immédiat malgré l'appel ?
Quels sont les arguments retenus par le juge pour refuser la suspension ?
Puis-je demander une limitation de l'exécution provisoire à un montant réduit ?
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