Cour d'appel, etrangers, 10 juillet 2026 — n° 26/01040
Synthèse de la décision
Question juridique
La deuxième prolongation de la rétention administrative d'un étranger est-elle valable en l'absence d'éléments probants justifiant l'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement ?
Principe retenu
La deuxième prolongation de la rétention administrative ne peut être ordonnée que si l'autorité administrative démontre, par des éléments probants, que l'impossibilité d'exécuter la décision d'éloignement résulte de l'un des cas prévus à l'article L. 742-4 du CESEDA (urgence absolue, menace pour l'ordre public, perte ou destruction des documents de voyage, etc.). À défaut, la prolongation est irrégulière et la main-levée doit être ordonnée.
Faits clés
- M. [V] [W] [O], ressortissant vietnamien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour de deux ans.
- Il a été placé en rétention administrative le 25 mai 2026.
- Le 9 juillet 2026, le juge a ordonné une deuxième prolongation de la rétention pour 30 jours.
- L'appelant a contesté cette prolongation en invoquant l'absence d'élément probant dans la requête préfectorale.
- La cour d'appel a constaté que la préfecture n'avait pas fourni de pièces justifiant l'impossibilité d'exécuter l'éloignement.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quels sont les motifs légaux pour une deuxième prolongation de la rétention administrative ?
Que se passe-t-il si la préfecture ne fournit pas de preuves pour justifier la prolongation ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'un 'élément probant' dans le cadre de la rétention administrative ?
Quels sont les délais pour contester une prolongation de rétention ?
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