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EXPOSE DU LITIGE
1. Les faits et la procédure antérieure :
M. [Q] [M], M. [G] [C] et Mme [E] [P] sont des médecins néphrologues exerçant à titre libéral au sein de l'hôpital privé [Localité 9].
Pendant plus de vingt cinq années, [B] [Z] a bénéficié, au sein de cet hôpital de soins en hémodialyse à raison de trois fois par semaine.
Le 3 mai 2018, il a dû être hospitalisé en raison d'une récidive de méléna (hémorragie digestive).
Le soir même, il a été victime d'une chute de son lit et a été retrouvé à terre à 23 heures,
présentant une coupure au crâne et se plaignant d'une douleur à l'omoplate gauche.
Le lendemain, des radiographies de l'épaule gauche ont permis d'objectiver une fracture costale gauche. Un scanner réalisé le 7 mai 2018 n'a pas montré de signe en faveur d'un pneumothorax. Un épanchement pleural bilatéral relativement abondant a néanmoins été diagnostiqué et a justifié la mise en place, notamment, d'une antibiothérapie.
[B] [Z] a regagné son domicile le 8 juin 2018.
Le 17 juin 2018, il a de nouveau été hospitalisé à l'hôpital privé [Localité 9] en vue de la réalisation d'une coloscopie par vidéocapsule, en lien avec sa crise hémorragique digestive.
A son entrée, il a été constaté que le patient était ralenti et confus, et présentait une douleur au niveau du membre supérieur droit avec apraxie ainsi qu'une marche difficile.
Le 18 juin 2018, face à ce tableau clinique et à la suspicion d'accident vasculaire cérébral, il a été procédé en urgence à un scanner cérébral, qui a révélé l'existence d'une volumineuse collection sous-durale frontopariétale gauche.
[B] [Z] a alors été transféré en urgence au centre hospitalier universitaire de [Localité 6] à la demande du docteur [Q] [M], où il a béné'cié d'une intervention d'évacuation par in'ltration de l'hématome sous-dural, lequel s'est néanmoins reconstitué puisqu'il apparaissait toujours au scanner le 20 juin 2018.
Il n'a pas été envisagé de reprise chirurgicale et [B] [Z] a réintégré l'hôpital privé [Localité 9] dès le 21 juin 2018.
A son retour, il était toujours hémiparétique et dysphasique, son état cognitif était 'uctuant et son état général considérablement altéré. L'évolution a été marquée par une ré aggravation rapide de son état neurologique.
[B] [Z] est décédé le [Date décès 1] 2018.
Par actes en date des 29,30,21 janvier et 6 février 2020, Mme [H] [T], épouse [Z], agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité d'ayant droit de [B] [Z], son époux, a fait assigner M. [M], M. [C] et Mme [P], l'hôpital privé la [Etablissement 1] de Lille, l'ONIAM et la CPAM de Lille Douai devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Lille afin d'obtenir la réalisation d'une expertise judiciaire.
Une expertise a été ordonnée le 5 juin 2020.
Le rapport d'expertise a été déposé le 7 mai 2022.
Par actes des 2, 9 et 15 mai 2023, Madame [H] [T] épouse [Z], agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité d'ayant droit de [B] [Z], son époux, a assigné M. [M], M. [C] et Mme [P], l'hôpital privé la [Etablissement 2] de Lille-Douai devant le tribunal judiciaire de Lille aux fins d'indemnisation.
2. Le jugement dont appel :
Par jugement du 30 juin 2025, le tribunal judiciaire de Lille a :
- condamné l'hôpital privé [Localité 9] à verser à Mme [H] [Z], en sa qualité d'ayant droit de [B] [Z], les sommes suivantes, en réparation du préjudice subi par ce dernier des suites de la chute survenue le 03 mai 2018 :
o 621 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire,
o 13.000 euros au titre des souffrances endurées,
o 2.000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
- condamné l'hôpital privé [Localité 9] à verser à Mme [H] [Z] les sommes suivantes, en réparation de ses préjudices personnels :
o 30.000 euros au titre du préjudice d'affection,
o 10.000 euros au titre du préjudice d'accompagnement,
o 17.477,76 euros au titre du préjudice économique,
o 3.480 euros au titre des frais d'obsèques ;