SUR CE
Selon l'article 462 du code de procédure civile Les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande.
Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune ; il peut aussi se saisir d'office.
Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées. Toutefois, lorsqu'il est saisi par requête, il statue sans audience, à moins qu'il n'estime nécessaire d'entendre les parties.
La décision rectificative est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle est notifiée comme le jugement.
Si la décision rectifiée est passée en force de chose jugée, la décision rectificative ne peut être attaquée que par la voie du recours en cassation.
Il résulte de la lecture de l'arrêt que la cour en page 9 des motifs a constaté que la reprise des lieux par M. [P] avait eu lieu le 02 avril 2024, l'indemnité d'occupation étant dès lors due par Mme [V] pour la période du 04 novembre 2022 au 02 avril 2024.
C'est donc en raison d'une erreur matérielle qu'il est mentionné au quatrième paragraphe de la page 9 qu'il « Il convient de confirmer l'ordonnance qui a dit que l'indemnité d'occupation à 1000 euros par mois est due à compter du 04 novembre 2022 jusqu'au 02 avril 2023, aucun élément produit par Mme [V] ne venant attester qu'elle aurait quitté les lieux avant cette date »
La date de libération des lieux étant le 02 avril 2024, l'arrêt sera rectifié en ce sens.
De même au septième paragraphe de la page 9 il est indiqué « Il sera toutefois tenu compte du versement de la somme de 500 euros le 18 novembre 2022 par M. [I], conjoint de Mme [V], l'ordonnance sera infirmée et Mme [V] sera condamnée à verser une indemnité de 500 euros pour le mois de novembre 2022 puis une indemnité de 1 000 euros par mois à compter du 1er décembre 2022 jusqu'au 03 avril 2023. »
De la même manière la date de fin d'occupation doit être rectifiée en ce qu'il s'agit du 02 avril 2024.
Enfin et pour la même raison le quatrième paragraphe du dispositif de l'arrêt sera également rectifié en ce qu'il énonce :
« Condamne Mme [V] à verser à M. [Q] [P] une indemnité mensuelle de 1 000 euros au titre de l'occupation de l'immeuble [Adresse 3] à [Localité 4] à compter du 1er décembre 2022 jusqu'au 03 avril 2022, »
Le dispositif de l'arrêt sera en conséquence rectifié en ce que l'indemnité d'occupation est due pour la période du 1er décembre 2022 au 03 avril 2024.
L'arrêt sera donc rectifié, les dépens de l'instance restant à la charge du Trésor.
PAR CES MOTIFS
Constate que l'arrêt rendu le 04 décembre 2025 est entaché d'erreurs matérielles aux paragraphes quatre et sept de la page 9 des motifs ainsi que dans le dispositif concernant la date de reprise des lieux,
Page 9 paragraphe 4,
'Il convient de confirmer l'ordonnance qui a dit que l'indemnité d'occupation à 1 000 euros par mois est due à compter du 04 novembre 2022 jusqu'au 02 avril 2023, aucun élément produit par Mme [V] ne venant attester qu'elle aurait quitté les lieux avant cette date. »
Rectifie les motifs de l'arrêt ainsi qu'il suit :
'Il convient de confirmer l'ordonnance qui a dit que l'indemnité d'occupation à 1 000 euros par mois est due à compter du 04 novembre 2022 jusqu'au 02 avril 2024, aucun élément produit par Mme [V] ne venant attester qu'elle aurait quitté les lieux avant cette date. »
Page 9 paragraphe 7
« Il sera toutefois tenu compte du versement de la somme de 500 euros le 18 novembre 2022 par M. [I], conjoint de Mme [V], l'ordonnance sera infirmée et Mme [V] sera condamnée à verser une indemnité de 500 euros pour le mois de novembre 2022 puis une indemnité de 1 000 euros par mois à compter du 1er décembre 2022 jusqu'au 03 avril 2023. »
Rectifie les motifs de l'arrêt ainsi qu'il suit :
« Il sera toutefois tenu compte du versement de la somme de 500 euros le 18 novembre 2022 par M. [I], conjoint de Mme [V], l'ordonnance sera infirmée et Mme [V] sera condamnée à verser une indemnité de 500 euros pour le mois de novembre 2022 puis une indemnité de 1 000 euros par mois à compter du 1er décembre 2022 jusqu'au 02 avril 2024. »
Le dispositif qui mentionne :
'Condamne Mme [V] à verser à M. [Q] [P] une indemnité mensuelle de 1 000 euros au titre de l'occupation de l'immeuble [Adresse 3] à [Localité 4] à compter du 1er décembre 2022 jusqu'au 03 avril 2022, »
Est ainsi rectifié
Condamne Mme [V] à verser à M. [Q] [P] une indemnité mensuelle de 1 000 euros au titre de l'occupation de l'immeuble [Adresse 3] à [Localité 4] à compter du 1er décembre 2022 jusqu'au 02 avril 2024,
Dit que mention du présent arrêt rectificatif sera faite en marge de la minute et des expéditions de l'arrêt rectifié et qu'il sera notifié comme cet arrêt,
Laisse les dépens à la charge du Trésor.
Le greffier
La présidente