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Cour d'appel, 8ème chambre, 8 juillet 2026 — n° 26/03795

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Synthèse de la décision

Question juridique

Une erreur matérielle affectant la date de départ des intérêts dans un arrêt peut-elle être rectifiée sur requête ?

Principe retenu

L'erreur matérielle affectant une décision de justice peut être réparée par la juridiction qui l'a rendue, selon ce que le dossier révèle ou ce que la raison commande. En l'espèce, la date de réalisation stipulée au contrat était le 24 février 2022, et non le 24 février 2024 comme indiqué par erreur dans l'arrêt.

Faits clés

  • Arrêt du 6 mai 2026 de la cour d'appel de Lyon
  • Contrat de cession d'actions avec crédits-vendeurs et compléments de prix
  • Date de réalisation stipulée au contrat : 24 février 2022
  • Erreur matérielle dans l'arrêt : mention du 24 février 2024 comme point de départ des intérêts
  • Requête en rectification d'erreur matérielle déposée par les appelants

Articles cités

article 462 du code de procédure civile article R.93 II 3° du code de procédure pénale

Dispositif

PAR CES MOTIFS La cour, Rectifie tant les motifs que le dispositif de l'arrêt rendu le 6 mai 2026 par la 8ème chambre de la cour d'appel de Lyon (RG 25/00685), en ce sens que : La phrase figurant aux motifs de l'arrêt : 'outre intérêts au taux annuel capitalisé de 3% calculé au prorata temporis tels que stipulés à l'article 4.4.2 c) de ce contrat, à compter de la date de réalisation soit le 24 février 2024 pour les crédits-vendeurs', Est remplacée par : 'outre intérêts au taux annuel capitalisé de 3% calculé au prorata temporis tels que stipulés à l'article 4.4.2 c) de ce contrat, à compter de la date de réalisation soit le 24 février 2022 pour les crédits-vendeurs' La disposition : ' Dit que ces sommes porteront intérêts au taux annuel capitalisé de 3% à compter du 24 février 2024 ", Est remplacée par : 'Dit que ces sommes porteront intérêts au taux annuel capitalisé de 3% à compter du 24 février 2022 " ; Dit que les autres dispositions de l'arrêt du 6 mai 2026 demeurent inchangées ; Met les dépens de la présente instance en rectification d'erreur matérielle à la charge du Trésor Public ; Dit que la présente décision sera mentionnée sur la minute et sur les expéditions de l'arrêt du 6 mai 2026, RG 25/00685. LE GREFFIER LE PRESIDENT

Exposé du litige

* * * * EXPOSÉ DU LITIGE Par arrêt du 6 mai 2026, la présente cour, saisie de l'appel de MM. [P] [O], [Q] [N], [E] [X] et [S] [G] et des sociétés Pogodub, F2LI et TDInvest à l'encontre de l'ordonnance rendue le 15 janvier 2025 par le juge des référés du tribunal des activités économiques de Lyon, a statué ainsi': Infirme la décision attaquée en toutes ses dispositions ; Statuant à nouveau et y ajoutant, Condamne la société Carlenco à payer, au titre des crédits-vendeurs les sommes provisionnelles de : - 61.380,64 € à M. [P] [O], - 130.811,20 € à la société Pogodub, - 130.811,20 € à la société F2LI, - 68.927,44 € à M. [Q] [N], - 113.202 € à la société TDInvest ; Dit que ces sommes porteront intérêts au taux annuel capitalisé de 3% à compter du 24 février 2024 ; Condamne la société Carlenco à payer, au titre des compléments de prix alternatifs les sommes provisionnelles de : - 131.315,03 € à M. [E] [X], - 266.653,60 € à M. [S] [G] ; Dit que ces sommes porteront intérêts au taux légal à compter du 16 mai 2024, date de la mise en demeure ; Condamne la société Carlenco aux dépens de première instance et d'appel ; Condamne la société Carlenco à payer à Messieurs [P] [O], [Q] [N], les sociétés Pogodub, F2LI et TDInvest, ainsi que Messieurs [E] [X] et [S] [G] la somme de 5.000 € chacun, en application de l'article 700 du code de procédure civile en première instance et à hauteur d'appel ; Déboute la société Carlenco de ses demandes sur ce fondement. Par requête reçue au greffe le 18 mai 2026, MM. [P] [O], [Q] [N], [E] [X] et [S] [G] et les sociétés Pogodub, F2LI et TDInvest ont demandé à la cour de rectifier tant les motifs que le dispositif de la décision rendue en ce qu'elle a fixé le point de départ des intérêts à la date de réalisation telle que définie au contrat de cession, tout en retenant la date du 24 février 2024, alors que le-dit contrat fixe cette date au 24 février 2022. Par message transmis par voie électronique le 4 juin 2026 et en application de l'alinéa 2 de l'article 462 du code de procédure civile, le greffe a invité la défenderesse à la requête à faire valoir ses observations sous trois semaines, et informé les parties que la cour statuera sans audience. En l'absence d'observations communiquées par les parties, il convient de statuer en l'état.

Motivations de la décision

MOTIFS Aux termes de l'article 462 du code de procédure civile, les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande. En l'espèce, les requérants relèvent justement une erreur manifeste de plume purement matérielle affectant la décision qui vise la date de réalisation stipulée au contrat comme point de départ des intérêts capitalisés de 3%, tout en retenant la date du 24 février 2024, alors que le contrat stipule expressément en son article 7.1 (a) que la date de réalisation est celle de l'acquisition du même jour, soit le 24 février 2022. Il convient dès lors de rectifier cet arrêt comme il sera dit ci-après. Les dépens afférents à la présente instance en rectification d'erreur matérielle sont à la charge du trésor public conformément à l'article R.93, II, 3° du code de procédure pénale.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une erreur matérielle dans une décision de justice ?
Une erreur matérielle est une erreur purement matérielle, comme une faute de frappe ou une date erronée, qui affecte la décision sans remettre en cause son raisonnement juridique.
Comment demander la rectification d'une erreur matérielle ?
La rectification peut être demandée par requête à la juridiction qui a rendu la décision, conformément à l'article 462 du code de procédure civile. La requête doit préciser l'erreur et la correction souhaitée.
Quel est le délai pour demander une rectification d'erreur matérielle ?
Le délai n'est pas spécifiquement fixé par la loi, mais il est généralement admis que la requête doit être formée dans un délai raisonnable après la décision.
Quels sont les frais pour une requête en rectification d'erreur matérielle ?
Dans cette affaire, les dépens ont été mis à la charge du Trésor public, mais en général, les frais peuvent être à la charge du requérant ou de la partie perdante selon les circonstances.
La rectification d'erreur matérielle modifie-t-elle le reste de la décision ?
Non, la rectification ne modifie que l'erreur matérielle ; les autres dispositions de la décision restent inchangées, comme précisé dans l'arrêt.
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