COUR D'APPEL DE TOULOUSE
Minute 26/668
N° RG 26/00664 - N° Portalis DBVI-V-B7K-RQGI
O R D O N N A N C E
L'an DEUX MILLE VINGT SIX et le 13 Juillet à 15h00
Nous N. ASSELAIN, Conseillère, magistrat délégué par ordonnance de la première présidente en date du 01 juillet 2026 pour connaître des recours prévus par les articles L. 743-21 et L.342-12, R.743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu l'ordonnance rendue le 10 juillet 2026 à 15h15 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Toulouse ordonnant la prolongation du maintien au centre de rétention de :
[E] X se disant [H] [Q] alias [E] X se disant [H] [U]
né le 20 Janvier 1992 à [Localité 1] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne
Vu la notification de ladite ordonnance au retenu le 10 juillet 2026 à 16h10,
Vu l'appel formé le 12 juillet 2026 à 16h12 par courriel, par Me Régis CAPDEVIELLE, avocat au barreau de TOULOUSE,
A l'audience publique du 13 juillet 2026 à 11h15, assistée de E. BERTRAND, greffière, lors des débats et de L.EYMERI, greffière placée, lors de la mise à disposition, avons entendu :
[K] [E] X se disant [H] [Q] X se disant [H] [U]
assisté de Me Régis CAPDEVIELLE, avocat au barreau de TOULOUSE, substitué par Me Jérôme CANADAS, avocat au barreau de TOULOUSE,
qui a eu la parole en dernier ;
avec le concours de [P] [T], interprète en langue arabe, assermenté,
En l'absence du représentant du Ministère public, régulièrement avisé;
En présence de [A] REBOIS représentant la PREFECTURE DE LA HAUTE-GARONNE ;
avons rendu l'ordonnance suivante :
M.[H] [U], né le 20 janvier 1992 à [Localité 1] (Algérie), de nationalité algérienne, a fait l'objet d'un arrêté prononcé par la préfecture de la Haute-Garonne le 17 août 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ, assortie d'une interdiction de retour d'un an.
Il a été condamné à une peine d'emprisonnement de huit mois dont quatre assortis du susrsis par jugement du tribunal correctionnel de Toulouse en date du 24 mars 2026, pour vol aggravé. Le tribunal a également prononcé la peine complémentaire d'interdiction judiciaire du territoire pour une durée de trois ans.
Le préfet de la Haute-Garonne a pris une mesure de placement de M.[H] [U] en rétention administrative suivant décision du 10 juin 2026. L'intéressé a été admis au centre de rétention administrative de [Localité 2] le 11 juin 2026 à la suite de sa levée d'écrou du centre pénitentiaire de [Localité 3].
Par ordonnance du 15 juin 2026, confirmée par arrêt de la cour d'appel du 16 juin 2026, le juge du tribunal judiciaire de Toulouse a ordonné la prolongation de la mesure de rétention pour une durée de 26 jours.
Par requête en date du 9 juillet 2026, le préfet de la Haute-Garonne a saisi le juge du tribunal judiciaire de Toulouse d'une demande de prolongation de la mesure de rétention pour une durée supplémentaire de 30 jours.
Par ordonnance en date du 10 juillet 2026 à 15 H 15, le juge du tribunal judiciaire de Toulouse a :
- déclaré recevable la requête en prolongation de la rétention administrative ;
- ordonné la prolongation du placement de M.[H] [U] dans les locaux du centre de rétention administrative pour une durée de 30 jours à compter de l'expiration du précédent délai de 26 jours imparti par l'ordonnance prise le 15 juin 2026.
Le conseil de M.[H] [U] a interjeté appel de cette décision par acte reçu au greffe le 12 juillet 2026 à 16 H 12.
M.[H] [U] demande à la cour de :
- infirmer la décison dont appel déférée en toutes ses dispositions ;
- ordonner sa remise en liberté immédiate.
Il considère que l'administration préfectorale n'a pas effectué toutes les diligences utiles pendant la durée de la première prolongation.
Le préfet de la Haute-Garonne a sollicité la confirmation de la décision.
Le ministère public, avisé de la date d'audience, est absent et n'a pas formulé d'observations.