Sur ce,
Sur la recevabilité du recours :
L'article 41-4 du code de procédure pénale dispose que la décision de non-restitution prise [...], même d'office, par le procureur de la République ou le procureur général peut être déférée par l'intéressé au premier président de la cour d'appel ou au conseiller désigné par lui, dans le délai d'un mois suivant sa notification, par déclaration au greffe du tribunal ou de la cour ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ; ce recours est suspensif.
En l'espèce, le recours formé par M.[E] pour le compte de la société [1] est effectué dans les formes et dans les délais. Il sera déclaré recevable.
Sur le fond :
L'article 41-4 du code de procédure pénale dispose qu'au cours de l'enquête ou lorsqu'aucune juridiction n'a été saisie ou que la juridiction saisie a épuisé sa compétence sans avoir statué sur la restitution des objets placés sous main de justice, le procureur de la République ou le procureur général est compétent pour décider, d'office ou sur requête, de la restitution de ces objets lorsque la propriété n'en est pas sérieusement contestée.
Il n'y a pas lieu à restitution lorsque celle-ci est de nature à créer un danger pour les personnes ou les biens, lorsque le bien saisi est l'instrument ou le produit direct ou indirect de l'infraction ou lorsqu'une disposition particulière prévoit la destruction des objets placés sous main de justice.
L'article 484 du code de procédure pénale fait mention de ce que la cour d'appel peut refuser la restitution lorsque celle-ci présente un danger pour les personnes ou les biens ou lorsque les biens constituent l'instrument ou le produit direct ou indirect de l'infraction.
L'article 131-21 du code pénal, applicable à la date des faits en cause, dispose ainsi en ses alinéas :
1 La peine complémentaire de confiscation est encourue dans les cas prévus par la loi ou le règlement. Elle est également encourue de plein droit pour les crimes et pour les délits punis d'une peine d'emprisonnement d'une durée supérieure à un an, à l'exception des délits de presse.
2 Sous réserve du dernier alinéa, la confiscation porte sur tous les biens meubles ou immeubles, quelle qu'en soit la nature, divis ou indivis, ayant servi à commettre l'infraction ou qui étaient destinés à la commettre, et dont le condamné est propriétaire ou, sous réserve des droits du propriétaire de bonne foi, dont il a la libre disposition. Lorsqu'une infraction pour laquelle la peine de confiscation est encourue a été commise en utilisant un service de communication au public en ligne, l'instrument utilisé pour avoir accès à ce service est considéré comme un bien meuble ayant servi à commettre l'infraction et peut être confisqué. Au cours de l'enquête ou de l'instruction, il peut être saisi dans les conditions prévues au code de procédure pénale.
En l'espèce, il ressort des pièces de la procédure que M.[M] [S] a utilisé le téléphone et la tablette de la société [1] dont il était salarié pour commettre les faits de harcèlement par conjoint sans ITT et violence sans ITT par conjoint par décision du 6 mai 2025 du tribunal correctionnel de METZ.
Le tribunal correctionnel a ordonné la confiscation des scellés, à savoir le téléphone et la tablette, instruments de l'infraction.
M.[E] fait valoir qu'il n'a pas été convoqué à l'audience du 6 mai 2025, alors que les notes d'audience démontrent qu'il était présent. La date de renvoi lui a dès lors été notifiée verbalement, sans qu'aucune nouvelle convocation ne lui soit adressée.
En tout état de cause, il y a lieu de retenir que l'intéressé n'était pas assisté d'un avocat et est tiers à la procédure, n'étant ni prévenu, ni partie civile, de sorte que le jugement du 6 mai 2025 ne lui a pas été notifié et l'intéressé n'a pas disposé d'un droit d'appel contre cette décision relative aux scellés. Il ne peut lui être opposé l'autorité de la chose jugée de la décision ayant ordonné la confiscation des scellés.
Il justifie à l'appui de sa requête initiale de la propriété des deux biens saisis et il ressort des éléments de la procédure qu'il a été entendu en qualité de témoin, n'ayant pas connaissance des faits commis par le condamné M.[S]. M.[L] [E] est dès lors bien le propriétaire de bonne foi des biens placés sous main de justice ayant servi à commettre l'infraction.
En application de l'alinéa 2 de l'article 131-21 du code pénal, la confiscation des biens ayant servi à commettre les faits est possible pour les biens dont a disposé le condamné, sous réserve des droits du propriétaire de bonne foi.
Dans ces conditions, il y a dès lors lieu d'infirmer la décision de rejet de demande de restitution et d'ordonner la restitution des scellés 1 comprenant un téléphone et 2 comprenant une tablette avec sa coque à la société SARL [1] prise en la personne de son représentant légal M.[L] [E].
PAR CES MOTIFS
DECLARONS recevable l'appel de M.[L] [E] agissant pour le compte de la société SARL [1] contre la décision de refus de restitution du Parquet de Metz en date du 14 janvier 2026 portant sur un téléphone et une tablette,
INFIRMONS la décision attaquée ;