Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, 3ème chambre, 9 juillet 2026 — n° 26/00596

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

L'instance d'appel est-elle périmée faute de diligences des parties pendant plus de deux ans après une ordonnance de radiation ?

Principe retenu

L'instance est périmée lorsque aucune des parties n'accomplit de diligences pendant deux ans. La péremption en cause d'appel confère au jugement la force de la chose jugée.

Faits clés

  • Appel interjeté le 28 septembre 2022 par M. [U] contre un jugement du 22 juin 2022
  • Ordonnance de radiation du 25 janvier 2024 pour défaut d'exécution du jugement
  • Dernière diligence : conclusions de M. [U] le 9 novembre 2023
  • Demande de reprise d'instance par M. [Y] le 25 mars 2026
  • Aucune diligence entre le 25 janvier 2024 et le 25 mars 2026

Articles cités

article 386 du code de procédure civile article 390 du code de procédure civile article 524 du code de procédure civile article 700 du code de procédure civile article 450 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS Le conseiller de la mise en état statuant par ordonnance contradictoire prononcée publiquement par mise à disposition au greffe, conformément aux dispositions de l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile, CONSTATE la péremption de l'instance ; CONDAMNE M. [K] [U] aux dépens d'appel ; CONDAMNE M. [K] [U] à verser à M. [H] [Y] la somme de 1.500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. LE GREFFIER LE CONSEILLER DE LA MISE EN ETAT

Exposé du litige

FAITS ET PROCEDURE Par jugement du 22 juin 2022 assorti de l'exécution provisoire, le tribunal judiciaire de Metz a notamment condamné M. [K] [U] à remettre à M. [H] [Y] le contrat d'assurance concernant une grange sise [Adresse 3] à Dain en Saulnois, à libérer les lieux de sa personne et de tous biens, à verser à M. [Y] une indemnité d'occupation de 350 euros par mois à compter du jugement, la somme de 913,33 euros au titre de l'arriéré locatif arrêté au mois de novembre 2019 inclus, la somme mensuelle de 350 euros du 1er décembre 2019 jusqu'au jugement, des dommages et intérêts de 800 euros et une indemnité au titre de l'article 700 du code de procédure civile de 1.200 euros. Par déclaration au greffe du 28 septembre 2022, M. [U] a interjeté appel du jugement en toutes ses dispositions. Par ordonnance du 25 janvier 2024 le conseiller de la mise en état a ordonnné la radiation de la procédure en application de l'article 524 du code de procédure civile. Par conclusion du 25 mars 2026, M. [Y] a sollicité la reprise de l'instance et a conclu à la péremption de l'instance en l'absence d'exécution du jugement dont appel par M. [U]. Il a sollicité une indemnité de 2.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile. Par conclusion du 7 juillet 2026, M. [U] a demandé qu'il soit statuer ce que de droit sur la péremption et que la demande au titre des frais irrépétibles soit rejetée.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DECISION Selon les dispositions des articles 2 et 3 du code de procédure civile, il appartient auxparties d'accomplir les actes de la procédure dans les formes et délais requis et le juge veille au bon déroulement de l'instance et a le pouvoir d'impartir les délais et d'ordonner les mesures nécessaires. Aux termes de l'article 386 du même code, l'instance est périmée lorsque aucune des parties n'accomplit de diligences pendant deux ans. Il résulte de ces textes qu'il appartient aux parties, sauf lorsque la direction de l'instance leur échappe, d'accomplir les actes sous les charges qui leur incombent pour éviter la péremption de l'instance, sanction qui tire les conséquences de leur inertie dans la conduite du procès. Le juge, saisi par une partie d'un incident de péremption ou se saisissant d'office de cet incident, doit rechercher si la péremption est acquise ou non au regard des diligences accomplies par les parties. La diligence interruptive du délai de péremption s'entend de l'initiative d'une partie, manifestant sa volonté de parvenir à la résolution du litige, prise utilement dans le cours de l'instance. En l'espèce, il résulte des éléments de procédure que la dernière diligence accomplie dans le cadre de l'instance d'appel est le dépôt de conclusions par M. [U] le 9 novembre 2023 et qu'il s'est écoulé depuis l'ordonnance de radiation plus de deux sans qu'aucune partie n'accomplisse de diligences, de sorte que l'instance est périmée. Il est rappelé qu'en application de l'article 390 du code de procédure civile, la péremption en cause d'appel confère au jugement la force de la chose jugée, même s'il n'a pas été notifié. M. [U] est condamné aux dépens d'appel et à verser à M. [Y] la somme de 1.500 eurso au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la péremption d'instance ?
La péremption d'instance est une sanction procédurale qui entraîne l'extinction de l'instance lorsque les parties n'accomplissent aucune diligence pendant un délai de deux ans.
Quel est le délai pour qu'une instance soit périmée ?
Le délai est de deux ans à compter de la dernière diligence accomplie par une partie. En l'espèce, la dernière diligence datait du 9 novembre 2023 et aucune diligence n'a été faite avant le 25 mars 2026, soit plus de deux ans.
La radiation interrompt-elle le délai de péremption ?
Non, la radiation n'interrompt pas le délai de péremption. Dans cette affaire, l'ordonnance de radiation du 25 janvier 2024 n'a pas interrompu le délai, qui a continué à courir jusqu'à la demande de reprise le 25 mars 2026.
Quels sont les effets de la péremption en appel ?
En application de l'article 390 du code de procédure civile, la péremption en cause d'appel confère au jugement attaqué la force de la chose jugée, même s'il n'a pas été notifié.
Puis-je demander la reprise d'une instance radiée ?
Oui, une partie peut demander la reprise de l'instance après radiation. Cependant, si plus de deux ans se sont écoulés sans diligence, la péremption est acquise et l'instance ne peut être reprise.
Qui peut soulever la péremption d'instance ?
La péremption peut être soulevée par une partie ou relevée d'office par le juge. En l'espèce, c'est l'intimé qui a sollicité la reprise et conclu à la péremption.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.