Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, 1ère chambre, 9 juillet 2026 — n° 26/00127

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

La demande d'aide juridictionnelle de l'appelant reporte-t-elle le délai de trois mois pour conclure prévu à l'article 908 du code de procédure civile ?

Principe retenu

La demande d'aide juridictionnelle ne reporte pas le point de départ du délai de trois mois imparti à l'appelant pour remettre ses conclusions au greffe en application de l'article 908 du code de procédure civile. Ce délai court à compter de la déclaration d'appel, indépendamment de la demande d'aide juridictionnelle.

Faits clés

  • Déclaration d'appel déposée le 15 janvier 2026
  • Délai de trois mois pour conclure expirant le 15 avril 2026
  • Aucune conclusion notifiée dans ce délai
  • Appelante a déposé une demande d'aide juridictionnelle sans en préciser la date
  • Demande de radiation de l'appel formée par l'intimée

Articles cités

article 908 du code de procédure civile article 905-2 du code de procédure civile article 909 du code de procédure civile article 910 du code de procédure civile article 700 du code de procédure civile

Dispositif

Par ces motifs : Nous, Annette Dubled-Vacheron, magistrat chargé de la mise en état, assistée de Marlène Berthet, greffier ; Prononçons la caducité de la déclaration d'appel formée le 15 janvier 2026 à l'encontre du jugement rendu le 25 novembre par le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand ; Rappelons que la caducité de la déclaration d'appel a pour effet d'éteindre l'instance ; Déboutons la SA Auvergne Habitat de la demande présentée sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile. Condamnons Mme [K] [I] aux dépens de la procédure d'appel. Le greffier Le magistrat de la mise en état

Exposé du litige

COUR D'APPEL DE [Localité 1] PREMIERE CHAMBRE CIVILE Du 09 juillet 2026 N° RG 26/00127 - N° Portalis DBVU-V-B7K-GOVP ADV [W] [K] [I] / S.A. AUVERGNE HABITAT Jugement Au fond, origine Juge des contentieux de la protection de clermont-ferrand, décision attaquée en date du 20 Novembre 2025, enregistrée sous le n° 25/00296 ORDONNANCE rendue le NEUF JUILLET DEUX MILLE VINGT SIX par Nous, Annette DUBLED-VACHERON, président de chambre, chargé de la mise en état de la première chambre civile de la cour d'appel de RIOM, assistée de Marlène BERTHET, greffier ENTRE : Mme [W] [K] [I] [Adresse 1] [Localité 2] Représentée par Me Mouad AOUNIL, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND APPELANTE ET : S.A. AUVERGNE HABITAT [Adresse 2] [Localité 2] Représentée par Me François Xavier LHERITIER de la SCP JAFFEUX-LHERITIER-DAUNAT, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND Timbre fiscal acquitté INTIMEE Après avoir entendu les représentants des parties à notre audience du 28 mai 2026 et après avoir délibéré, avons rendu ce jour, 09 juillet 2026, l'ordonnance dont la teneur suit : Vu le jugement rendu le 20 novembre 2025 par le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand entre la SA Auvergne Habitat et d'une part et Mme [W] [B] [O] [K] [I] d'autre part ; Vu la déclaration d'appel formée le 15 janvier 2026 par Mme [K] [I] ; Vu l'ordonnance du 23 janvier 2026 désignant le magistrat chargé de la mise en état ; Vu les conclusions d'incident déposées les 24 février et 27 mai 2026 par la SA Auvergne Habitat saisissant le conseiller de la mise en état d'une demande de radiation de l'appel interjeté par Mme [K] [I], et de condamnation de cette dernière au paiement d'une indemnité de 2.000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens ; Vu l'avis de caducité en raison de l'absence de signification de la déclaration d'appel notifié par le greffe le 16 avril 2026 ; Vu les conclusions sur incident déposées en retour le 27 mai 2026 par Mme [K] [I] dans lesquelles elle indique avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle pour la présente procédure mais n'avoir eu aucun retour et s'en remet donc à droit quant à la caducité de la déclaration d'appel et elle demande au conseiller de la mise en état de débouter la SA Auvergne Habitat de sa demande de radiation de la présente procédure et de sa demande au titre de l'article 700 de procédure civile ainsi que sa demande de condamnation aux dépens ; L'affaire a été appelée à l'audience du 28 mai 2026 et a été mise en délibéré au 9 juillet 2026.

Motivations de la décision

Motivation : Sur la caducité de la déclaration d'appel : Selon l'article 908 du code de procédure civile : « A peine de caducité de la déclaration d'appel, relevée d'office, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe. » Par ailleurs, si le point de départ des délais impartis pour conclure ou former appel incident est reporté de manière identique au profit des parties à une instance d'appel sollicitant le bénéfice de l'aide juridictionnelle au cours des délais mentionnés aux articles 905-2 (aujourd'hui 906-2), 909 et 910 du code de procédure civile, ces règles ne prévoient pas, au profit de l'appelant, un report du point de départ du délai pour remettre ses conclusions au greffe, en application de l'article 908 du même code, sans que cela ne méconnaisse le droit d'accès au juge d'appel ni le principe d'égalité des armes (Civ. 2e, 12 avr. 2023, n° 21-23.163). En l'espèce, Mme [K] [I] fait état d'une demande d'aide juridictionnelle, sans en préciser la date, en cours pour la présente procédure. Pour autant, si cette demande peut reporter le point de départ du délai d'appel dans le cas où l'aide juridictionnel est sollicitée avant de relever appel, elle n'a pas pour effet de reporter le point de départ du délai pour remettre ses conclusions au greffe, en application de l'article 908 du code de procédure civile. Dès lors, la déclaration d'appel ayant été déposée le 15 janvier 2026, Mme [K] [I] avait jusqu'au 15 avril 2026 pour conclure. En l'absence de conclusions notifiées dans les délais impartis, il convient de prononcer la caducité de la déclaration d'appel. De ce fait, il n'est pas utile de statuer sur la demande de radiation de l'intime. Les dépens seront laissés à la charge de l'appelant. L'équité commande de laisser à chaque partie la charge de ses frais de défense.

Questions fréquentes

Quel est le délai pour déposer ses conclusions en appel ?
L'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe, conformément à l'article 908 du code de procédure civile.
La demande d'aide juridictionnelle suspend-elle le délai pour conclure ?
Non, la demande d'aide juridictionnelle ne reporte pas le point de départ du délai de trois mois pour conclure. Ce délai court à compter de la déclaration d'appel, même si une demande d'aide juridictionnelle est en cours.
Que se passe-t-il si je ne dépose pas mes conclusions dans les trois mois ?
La déclaration d'appel est frappée de caducité, ce qui éteint l'instance d'appel. Le juge peut prononcer cette caducité d'office ou sur demande de l'intimé.
Puis-je obtenir un report du délai pour conclure si j'attends l'aide juridictionnelle ?
Non, le délai de l'article 908 n'est pas reporté par une demande d'aide juridictionnelle. Seuls les délais des articles 905-2, 909 et 910 peuvent être reportés, mais pas celui de l'article 908.
Quels sont les effets de la caducité de la déclaration d'appel ?
La caducité éteint l'instance d'appel. L'appelant est condamné aux dépens de la procédure d'appel, mais chaque partie conserve la charge de ses frais de défense.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.