Cour d'appel, chambre des rétentions, 14 juillet 2026 — n° 26/02215
Synthèse de la décision
Question juridique
La troisième prolongation de la rétention administrative d'un étranger est-elle justifiée en l'absence de perspectives d'éloignement et malgré l'absence de pièces prouvant les diligences de l'administration ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative peut être ordonnée si l'administration justifie de diligences suffisantes pour l'éloignement et s'il existe des perspectives raisonnables d'exécution de la mesure. En l'espèce, la troisième prolongation est confirmée car l'administration a accompli des démarches (saisine du consulat, demande de laissez-passer) et l'étranger a entravé la procédure par des violences et des déclarations contradictoires sur son identité.
Faits clés
- M. X se disant [M] [R] est de nationalité algérienne ou marocaine, né le 11/09/2000.
- Il est placé en rétention administrative depuis plusieurs mois (troisième prolongation).
- Il a fait l'objet d'un rapport d'incident pour violences au centre de rétention le 1er juillet 2026.
- Il a donné des déclarations contradictoires sur son identité et sa nationalité.
- La préfecture a saisi le consulat d'Algérie et demandé un laissez-passer consulaire.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quels sont les motifs de la troisième prolongation de rétention dans cette affaire ?
L'absence de pièces prouvant les diligences de la préfecture est-elle un motif d'annulation ?
Le comportement de l'étranger en rétention peut-il justifier la prolongation ?
Quel est le délai pour faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Que se passe-t-il si l'administration n'obtient pas de laissez-passer consulaire ?
L'incertitude sur l'identité de l'étranger peut-elle empêcher la prolongation ?
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