Cour d'appel, rétentions, 9 juillet 2026 — n° 26/00369
Synthèse de la décision
Question juridique
Les conditions pour une deuxième prolongation de la rétention administrative d'un étranger en instance d'éloignement sont-elles remplies ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative au-delà de trente jours est possible si l'administration justifie de diligences suffisantes pour exécuter la mesure d'éloignement et si l'étranger fait obstacle à celle-ci, notamment par l'absence de garanties de représentation ou un risque de soustraction. L'amélioration des relations diplomatiques avec le pays d'origine peut permettre d'envisager raisonnablement la délivrance d'un laissez-passer consulaire.
Faits clés
- M. [B] [R], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai le 21 juillet 2025.
- Il a été placé en rétention administrative le 5 juin 2026, prolongée une première fois le 10 juin 2026 pour 26 jours.
- Le 5 juillet 2026, la préfète a sollicité une deuxième prolongation de 30 jours.
- L'intéressé a été condamné le 3 juin 2026 pour usage de stupéfiants, violences aggravées et rébellion.
- Il est signalé au fichier automatisé des empreintes digitales sous de nombreux alias.
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une deuxième prolongation de la rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'un risque de soustraction à l'éloignement ?
Peut-on obtenir une assignation à résidence plutôt qu'une prolongation de rétention ?
Comment contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Quel est le rôle des relations diplomatiques dans la prolongation de la rétention ?
Quels sont les articles du CESEDA applicables à cette décision ?
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