Faits et procédure
Le 10 mai 2019, M. [A] [Q] a passé commande d'un véhicule de marque Ssanyong, modèle [Z] et immatriculé [Immatriculation 1] pour un prix de 6.900 euros auprès de la société Jeb Legend.
Ce véhicule avait été repris par la société Jeb Legend à M. [T] [P] le 27 avril 2019 moyennant la somme de 3.900 euros.
Auparavant, M. [P] avait fait réparer l'embrayage du véhicule par la société Evasion automobiles car la pédale restait coincée.
Le véhicule a été livré à M. [Q] à la gare de [Localité 5] à [Localité 9] le 16 mai 2019. Il en a pris possession et est rentré avec à son domicile situé à [Localité 10] (27).
Pendant le voyage, il a constaté que l'embrayage patinait, que le régime du moteur s'effondrait lorsqu'il voulait donner de la puissance et qu'un claquement se produisait.
Par courrier du 7 juin 2019, il a demandé à la société Jeb Legend de prendre en charge les réparations nécessaires, ce que cette dernière a refusé par courrier en réponse du 17 juin 2019.
Une expertise amiable du véhicule a été réalisée et deux rapports ont été déposés le 9 septembre et le 14 novembre 2019. Il en résulte que l'embrayage de ce dernier n'est plus opérationnel et qu'il doit être changé. L'expert estime par ailleurs que le véhicule n'est pas utilisable en l'état. Il en impute la responsabilité à la société Jeb Legend.
Par acte d'huissier du 27 août 2020, M. [Q] a fait assigner la société Jeb Legend devant le tribunal judiciaire de Paris.
Par acte d'huissier du 20 avril 2021, la société Jeb Legend a fait assigner M. [P] et la société Evasion automobiles devant la même juridiction en intervention forcée.
Les deux procédures ont été jointes par ordonnance du juge de la mise en état du 14 janvier 2022.
Par jugement du 10 novembre 2022, le tribunal a :
- condamné la société Jeb Legend automobiles à restituer à M. [Q] la somme de 6.900 euros correspondant au prix du véhicule Ssanyong [Z] immatriculé CM- 844- QA,
- dit qu'elle devra reprendre le véhicule suscité au domicile de M. [Q] à ses frais,
- dit n'y avoir lieu d'assortir cette condamnation d'une astreinte,
- condamné la société Jeb Legend automobiles à payer à M. [Q] la somme de 2.932,58 euros en réparation de son préjudice matériel,
- condamné la société Jeb Legend automobiles à indemniser M. [Q] de son préjudice de jouissance à raison de 20 euros par jour du 16 mai 2019 jusqu'au jour de la présente décision,
- condamné M. [P] à restituer à la société Jeb Legend automobiles la somme de 3.900 euros correspondant au prix qu'elle a payé pour la reprise du véhicule Ssanyong [Z] immatriculé CM- 848- QA,
- débouté la société Jeb Legend automobiles de sa demande de garantie formulée contre M. [P],
- condamné la société Evasion automobiles à relever et garantir M. [P] des condamnations prononcées à son encontre,
- débouté ce dernier de sa demande de dommages et intérêts pour procédure abusive,
- condamné la société Jeb Legend automobiles à payer la somme de 1.500 euros à M. [Q] sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- la déboute de sa demande fondée sur l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné la société Evasion automobiles à payer à M. [P] la somme de 1.500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- la débouté de sa demande fondée sur l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné in solidum la société Jeb Legend automobiles, M. [P] et la société Evasion automobiles aux dépens,
- rappel que les jugements de première instance sont exécutoires de droit par provision.
Par déclaration du 28 novembre 2022, la société Jeb Legend a interjeté appel de ce jugement, intimant M. [Q], M. [P] et la société Evasion automobiles devant la cour.
Prétentions des parties
Par dernières conclusions notifiées par voie électronique le 21 juin 2023, la société Jeb Legend demande à la cour de :
Vu les articles L.217- 4 et suivants du code de la consommation
' Concernant la demande de restitution,