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Cour d'appel, 1ère chambre, 9 juillet 2026 — n° 26/00313

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

L'appelant qui ne conclut pas dans le délai de trois mois prévu à l'article 908 du code de procédure civile encourt-il la caducité de sa déclaration d'appel ?

Principe retenu

En application de l'article 908 du code de procédure civile, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour conclure, à peine de caducité de celle-ci. Ce délai est d'ordre public et son non-respect entraîne la caducité de la déclaration d'appel, constatée par le conseiller de la mise en état.

Faits clés

  • Déclaration d'appel transmise le 27 février 2026
  • Aucune conclusions déposées par l'appelante dans le délai de trois mois
  • Délai expirant le 27 mai 2026 à minuit
  • Demande d'observations adressée le 28 mai 2026
  • Absence d'observations des parties

Articles cités

article 908 du code de procédure civile

Dispositif

En conséquence, La République française mande et ordonne à tous commissaires de justice sur ce requis de mettre ladite décision à exécution. Aux procureurs généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux judiciaires d'y tenir la main. A tous commandants et officiers de la force publique de prêter main-forte lorsqu'ils en seront légalement requis. En foi de quoi, la présente décision a été signée à la minute par le président et le greffier.

Exposé du litige

COUR D'APPEL DE BESANÇON 1ère Chambre Civile EXTRAIT DES MINUTES DU GREFFE DE LA COUR D'APPEL DE BESANÇON N° RG 26/00313 - N° Portalis DBVG-V-B7K-FAJN S/appel d'une décision du TJ HORS JAF, JEX, JLD, J. EXPRO, JCP DE BESANCON en date du 27 janvier 2026 [RG N° 24/01904] Code affaire : 54G - Demande d'exécution de travaux, ou de dommages-intérêts, formée par le maître de l'ouvrage contre le constructeur ou son garant, ou contre le fabricant d'un élément de construction ORDONNANCE DE CADUCITÉ DE LA DÉCLARATION D'APPEL DU 09 JUILLET 2026 S.A.S. BATIMENTS ET LOGEMENTS RESIDENTIELS Sise [Adresse 1] Représentée par Me Christian PILATI de la SELARL MAURIN-PILATI ASSOCIES, avocat au barreau de BESANCON APPELANTE ET : Monsieur [Y] [H] demeurant [Adresse 2] Représenté par Me Estelle BROCARD de la SELARL BROCARD GIRE AVOCATS, avocat au barreau de BESANCON Madame [A] [B] demeurant [Adresse 2] Représentée par Me Estelle BROCARD de la SELARL BROCARD GIRE AVOCATS, avocat au barreau de BESANCON Monsieur [T] [Z] demeurant [Adresse 3] N'ayant pas constitué avocat S.A.R.L. BURNEL sise [Adresse 4] Représentée par Me Laure FROSSARD de la SCP CODA, avocat au barreau de BESANCON S.C.I. [Z] CARRELAGES sise [Adresse 3] N'ayant pas constitué avocat S.A.R.L. PARPANDET SEBASTIEN sise [Adresse 5] Représentée par Me Mikaël LE DENMAT de la SELARL AITALI -GROS-CARPI-LE DENMAT-DE BUCY-BECHARI, avocat au barreau de BESANCON S.A.R.L. BARTHOD sise [Adresse 6] Entreprise ENTREPRISE [G] sise demeurant [Adresse 7] Représentée par Me Laure FROSSARD de la SCP CODA, avocat au barreau de BESANCON INTIMÉS ********* Vu la déclaration d'appel transmise au greffe de la cour le 27 février 2026, formée par la SAS Bâtiments et logements résidentiels (Batilor) à l'encontre d'un jugement rendu le 27 janvier 2026 par le tribunal judiciaire de Besançon, dans un litige l'opposant à M. [Y] [H], Mme [A] [B], M. [T] [Z], la SARL Burnel, la SCI [Z] Carrelages, la SARL Parpandet Sébastien, la SARL Barthod et M. [X] [G], exerçant sous l'enseigne [G]'Elec, lequel a : - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels à payer la somme de 33 816,41 euros à M. [Y] [H] et Mme [A] [B] au titre de la reprise de l`escalier, - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels à payer la somme de 11 100 euros à M. [Y] [H] et Mme [A] [B] au titre de leur préjudice de jouissance, - débouté la SASU Bâtiments et logements résidentiels de ses demandes en garantie formées à l'encontre de la SARL Burnel, la SCI [Z] carrelages, la 'société [G]'Elec' et la SARL Parpandet, - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels aux entiers dépens de l'instance, en ce compris les frais d'expertise judiciaire, - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels à payer la somme de 1 000 euros à M. [Y] [H] et Mme [A] [B] sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels à payer la somme de 1500 euros à la SCI [Z] sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels à payer la somme de 2 000 euros à la SARL Parpandet Sébastien sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, - condamné la SASU Bâtiments et logements résidentiels à payer la somme de 2 000 euros à la SARL Burnel sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, - rappelé que l'exécution provisoire est de droit ; Vu la constitution des consorts [H]/[B] intervenue le 13 mars 2026 ; Vu la constitution de la SARL Burnel intervenue le 19 mars 2026 ; Vu la constitution de l'entreprise [G] intervenue le 27 mars 2026 ; Vu la constitution de la SARL Parpandet Sébastien intervenue le 14 avril 2026 ;

Motivations de la décision

SUR CE, En vertu des dispositions de l'article 908 du code de procédure civile, qui sont d'ordre public, l'appelant dispose à peine de caducité de son appel d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour conclure. L'appelante s'étant abstenue de conclure dans le délai ainsi imparti, qui expirait le mercredi 27 mai 2026 à minuit, il y a lieu de prononcer la caducité de sa déclaration d'appel. PAR CES MOTIFS Nous, Bénédicte UGUEN-LAITHIER, Conseiller à la Cour d'appel de BESANÇON, chargée de la mise en état de la 1ère Chambre civile, assistée de Corinne Laude, Adjoint administratif faisant fonction de Greffier, statuant par ordonnance susceptible de déféré, PRONONÇONS la caducité de la déclaration d'appel. CONSTATONS l'extinction de l'instance. CONDAMNONS la SAS Bâtiments et logements résidentiels (Batilor) aux dépens d'appel. RAPPELONS que la présente ordonnance peut faire l'objet d'un déféré dans les quinze jours de sa date. LE GREFFIER LE CONSEILLER

Questions fréquentes

Quel est le délai pour conclure en appel ?
L'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour conclure, conformément à l'article 908 du code de procédure civile.
Que se passe-t-il si je ne dépose pas mes conclusions dans les trois mois ?
Si l'appelant ne conclut pas dans le délai de trois mois, sa déclaration d'appel est caduque, ce qui entraîne l'extinction de l'instance d'appel.
Qu'est-ce que la caducité de la déclaration d'appel ?
La caducité est une sanction procédurale qui prive d'effet la déclaration d'appel lorsque l'appelant n'a pas accompli les actes requis dans les délais légaux, comme le dépôt de conclusions.
Puis-je régulariser mon appel après l'expiration du délai ?
Non, la caducité est encourue de plein droit et le délai est d'ordre public. Aucune régularisation n'est possible après l'expiration du délai de trois mois.
Quels sont les effets de la caducité de l'appel ?
La caducité de la déclaration d'appel entraîne l'extinction de l'instance d'appel et le dessaisissement de la cour. L'appelant est condamné aux dépens d'appel.
Qu'est-ce que le déféré ?
Le déféré est une voie de recours permettant de contester une ordonnance du conseiller de la mise en état devant la cour d'appel, dans un délai de quinze jours.
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