FAITS ET PROCÉDURE
1. M. [O] [T], alias [T] [O], né le 2 décembre 1995 à [Localité 1] (Algérie), a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour de trois ans, pris par le préfet de la Gironde.
Le 22 janvier 2026, il a été incarcéré au centre pénitentiaire de [Localité 2] pour l'exécution d'un cumul de sept mois d'emprisonnement pour des faits d'atteinte aux biens et de maintien irrégulier sur le territoire français.
A sa levée d'écrou le 12 mai 2026, il a fait l'objet d'une décision de placement en rétention prise par la préfecture de la Gironde.
Saisi d'une requête en prolongation de la rétention administrative, le juge du tribunal judiciaire de Bordeaux, par ordonnance du 16 mai 2026, a autorisé la prolongation pour 26 jours de la rétention administrative de l'intéressé, décision confirmée par le délégué de Mme la première présidente de la cour d'appel de Bordeaux, le 19 mai suivant.
Saisi d'une requête en prolongation de la rétention administrative pour une durée de 30 jours, le juge du tribunal judiciaire de Bordeaux, par ordonnance du 11 juin 2026, a autorisé la prolongation pour 30 jours de la rétention administrative de l'intéressé, décision confirmée par le délégué de Mme la première présidente de la Cour d'appel de Bordeaux, le 12 juin suivant.
2. Par requête enregistrée au greffe du tribunal judiciaire le 10 juillet 2026 à 14 heures 02, M. le préfet de la Gironde a de nouveau sollicité, au visa de l'article L.742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (ci-après CESEDA), la prolongation de la rétention de l'intéressé dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pendant une durée de 30 jours.
3. Par ordonnance rendue le 11 juillet 2026 à 13 heures 59, le juge du tribunal judiciaire de Bordeaux a :
- accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. [O] alias [T],
- déclaré recevable la requête en prolongation de la mesure de rétention administrative à l'égard de M. [O] alias [T],
- déclaré recevable la procédure diligentée à l'encontre de M. [O] alias [T],
- ordonné le maintien en rétention administrative de M. [O] alias [T] pour une durée maximale de 30 jours supplémentaires.
4. Par requête du 12 juillet 2026 à 14 heures 02, le conseil de M. [O] alias [T] a interjeté appel de cette ordonnance et demande à la cour de :
- à titre principal, ordonner la remise en liberté de M. [O] alias [T],
- à titre subsidiaire, ordonner une mesure d'assignation à résidence à l'égard de M. [O] alias [T],
- en tout état de cause, condamner la préfecture au paiement de la somme de 800 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.
5. Au soutien de sa déclaration d'appel, ce conseil soutient que :
- le comportement de son client ne représente pas une menace à l'ordre public,
- il n'existe aucune perspective raisonnable d'éloignement.
6. Le représentant du préfet conclut pour sa part à la confirmation de l'ordonnance attaquée. Il souligne que :
- les diligences nécessaires ont été accomplies par l'administration,
- le préfet n'a aucun pouvoir de contrainte sur les autorités consulaires étrangères et il existe des perspectives raisonnables d'éloignement,
- le comportement de M. [O] alias [T] représente une menace à l'ordre public,
- M. [O] alias [T] n'a pas respecté les prescriptions de son assignation à résidence le 8 décembre 2025,
- M. [O] alias [T] ne présente aucune garantie de représentation, ce qui fait obstacle à son assignation à résidence.
7. Le ministère public a rendu un avis sollicitant la confirmation de l'ordonnance attaquée.
8. M. [O] alias [T] a eu la parole en dernier. Interrogé sur le non-respect de son assignation à résidence, il indique avoir signé plusieurs fois et avoir manqué un rendez-vous car il était malade. Il précise travailler sur les marchés sans être déclaré, notamment aux Capucins. M.