Cour d'appel, chambre premier président, 15 juillet 2026 — n° 26/00021
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ordonnant la résolution d'une vente pour vices cachés et la restitution du prix est-elle recevable en l'absence de conséquences manifestement excessives révélées postérieurement au jugement ?
Principe retenu
L'article 514-3 du code de procédure civile permet d'arrêter l'exécution provisoire en cas de conséquences manifestement excessives révélées postérieurement au jugement. Les difficultés financières et les saisies-attributions subies par l'appelante ne constituent pas des conséquences manifestement excessives révélées après le jugement, car elles découlent directement de l'exécution de la décision critiquée.
Faits clés
- Vente d'une maison à Touffreville par acte authentique du 4 novembre 2021
- Jugement du 27 novembre 2025 prononçant la résolution de la vente pour vices cachés et condamnant la venderesse à restituer 155 000 euros
- Appel interjeté par la venderesse le 29 janvier 2026
- Assignation en référé devant la première présidente pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire
- Deux saisies-attributions pratiquées à l'encontre de la venderesse
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement qui m'oblige à restituer le prix de vente ?
Quelles sont les conditions pour obtenir la suspension de l'exécution provisoire ?
Les saisies-attributions constituent-elles des conséquences manifestement excessives ?
Que faire si je suis en difficulté financière à cause de l'exécution provisoire ?
Quel est le délai pour demander l'arrêt de l'exécution provisoire ?
La première présidente peut-elle fixer une date d'audience prioritaire pour l'appel ?
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