Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 18 juillet 2026 — n° 26/04055
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il manifestement irrecevable en l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, le premier président peut rejeter l'appel sans convocation préalable des parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [H] [D], ressortissant marocain, a été placé en rétention administrative le 16 juillet 2026.
- Il a interjeté appel le 17 juillet 2026 contre l'ordonnance de prolongation de la rétention.
- L'appelant conteste l'utilité de la rétention et l'arrêté de placement, sans apporter d'élément nouveau.
- Il invoque des moyens déjà soulevés en première instance (proportionnalité, absence d'erreur, garanties de représentation).
- Il allègue l'existence d'une procédure pénale en cours avec contrôle judiciaire, sans le démontrer.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un appel manifestement irrecevable en matière de rétention administrative ?
Puis-je faire appel d'une décision de prolongation de rétention administrative ?
Que signifie 'aucune circonstance nouvelle' dans le cadre d'un appel en rétention ?
Le fait d'être sous contrôle judiciaire empêche-t-il la rétention administrative ?
Quels sont les recours possibles après le rejet de mon appel en rétention ?
Le juge peut-il rejeter mon appel sans m'entendre ?
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