Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 18 juillet 2026 — n° 26/04061
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il irrecevable faute de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, l'appel peut être rejeté sans convocation préalable des parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [F] [D] alias [K] [U], ressortissant marocain, a été interpellé le 10 juillet 2026 lors d'un contrôle d'identité.
- Il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français du 10 avril 2026.
- Le 15 juillet 2026, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné la prolongation de sa rétention pour 26 jours.
- L'appel a été interjeté le 16 juillet 2026 à 17h10.
- L'appelant conteste l'arrêté de placement en rétention et la prolongation, affirmant une erreur sur son identité (né le 12 décembre 2004 au lieu du 12 avril 1996).
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Puis-je faire appel d'une décision de prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle de fait ou de droit en matière de rétention ?
Mon appel a été rejeté sans audience, est-ce légal ?
Que faire si je pense qu'il y a une erreur sur mon identité dans la procédure de rétention ?
Quels sont les recours possibles après le rejet de l'appel en rétention ?
L'absence de justificatif d'identité peut-elle justifier le rejet de mon appel ?
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