Cour d'appel, etrangers, 19 juillet 2026 — n° 26/01080
Synthèse de la décision
Question juridique
La deuxième prolongation de la rétention administrative est-elle valable en l'absence d'éléments probants démontrant une perspective raisonnable d'éloignement ?
Principe retenu
La deuxième prolongation de la rétention administrative au-delà de trente jours nécessite, en application de l'article L. 742-4 du CESEDA, que l'autorité administrative justifie de diligences suffisantes et d'une perspective raisonnable d'éloignement. En l'espèce, l'absence de pièces probantes (notamment l'absence de saisine du consulat) ne permet pas de caractériser une telle perspective, justifiant la mainlevée.
Faits clés
- M. [D] [Y] [S], ressortissant éthiopien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai le 19 juin 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le 19 juin 2026.
- Une première prolongation de 30 jours a été ordonnée.
- Le préfet a sollicité une deuxième prolongation de 30 jours le 17 juillet 2026.
- L'appelant conteste l'absence d'élément probant dans la requête préfectorale, notamment l'absence de saisine du consulat d'Éthiopie.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une deuxième prolongation de rétention administrative ?
Que faire si la préfecture ne saisit pas le consulat pour obtenir des documents de voyage ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une 'perspective raisonnable d'éloignement' ?
Quels sont les recours possibles contre une décision de prolongation de rétention ?
Combien de temps peut-on être retenu au centre de rétention administrative ?
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