Cour d'appel, retentions, 19 juillet 2026 — n° 26/05688
Synthèse de la décision
Question juridique
Le délai de six jours entre la réponse négative du consulat du Nigéria et la saisine des autorités ghanéennes constitue-t-il un défaut de diligences suffisantes de l'administration justifiant la mainlevée de la rétention administrative ?
Principe retenu
L'administration doit accomplir des diligences nécessaires et suffisantes pour permettre l'exécution de la mesure d'éloignement. Un délai de six jours, incluant un week-end et un jour férié, entre la réponse négative d'un consulat et la saisine d'un autre État n'est pas excessif et ne constitue pas un défaut de diligences.
Faits clés
- M. [Y] est de nationalité nigériane présumée, mais le consulat du Nigéria a refusé de le reconnaître le 10 juillet 2026.
- La préfecture a saisi les autorités ghanéennes le 16 juillet 2026, soit six jours après.
- Le délai incluait un week-end et un jour férié.
- M. [Y] était en rétention administrative depuis le 18 juin 2026.
- La première prolongation de 26 jours avait été ordonnée le 22 juin 2026.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quel délai est considéré comme raisonnable pour saisir un autre consulat après un refus de reconnaissance de nationalité ?
Puis-je contester la prolongation de ma rétention si l'administration a tardé à contacter les autorités d'un autre pays ?
Qu'est-ce qu'une seconde prolongation de rétention administrative ?
Quels sont les motifs de mainlevée de la rétention ?
Que faire si le consulat de mon pays refuse de me reconnaître ?
Quelle est la durée maximale de la rétention administrative ?
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