Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 21 juillet 2026 — n° 26/04083
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative est-elle justifiée lorsque l'administration a tardé à organiser l'éloignement alors qu'elle disposait des documents nécessaires ?
Principe retenu
Un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L'administration doit exercer toutes diligences à cet effet. En l'espèce, le délai de plus de 48 heures pour demander un plan de voyage, alors que l'administration disposait du passeport et avait interpellé l'intéressé à son domicile, est excessif, justifiant la remise en liberté.
Faits clés
- M. [I] [S], ressortissant srilankais, a fait l'objet d'une décision d'expulsion du 31 mars 2026 notifiée le 15 avril 2026.
- Il a été interpellé à son domicile le 16 juillet 2026 à 6h15 et a remis son passeport aux forces de l'ordre.
- L'arrêté de placement en rétention a été notifié le même jour à 6h25.
- Un plan de voyage n'a été demandé que le 18 juillet 2026 à 11h29, soit plus de 48 heures après l'interpellation.
- L'éloignement était prévu à partir du 20 juillet 2026.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelle est la durée maximale de rétention administrative ?
Que se passe-t-il si l'administration tarde à organiser l'éloignement ?
Qu'est-ce qu'une assignation à résidence ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
L'administration doit-elle utiliser le passeport de l'étranger pour organiser son départ ?
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