Cour d'appel, retentions, 21 juillet 2026 — n° 26/05726
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative est-elle justifiée en cas de refus d'embarquer de l'étranger, malgré une erreur de plume sur la date du refus ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative peut être ordonnée lorsque l'étranger a refusé d'embarquer, ce qui constitue un obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement. Une erreur de plume sur la date du refus d'embarquer dans le procès-verbal ne remet pas en cause la réalité des diligences effectuées par l'administration.
Faits clés
- M. [V] [Z] [P], ressortissant mauritanien, a été condamné à 4 ans d'emprisonnement et à une interdiction définitive du territoire français le 8 juin 2023.
- Le préfet de l'Isère a fixé la Mauritanie comme pays de renvoi le 6 mai 2026.
- M. [P] a été placé en rétention administrative le 20 juin 2026 après sa levée d'écrou.
- Un laissez-passer consulaire a été délivré le 15 juin 2026, valable un mois.
- M. [P] a refusé d'embarquer sur un vol prévu le 15 juillet 2026.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un refus d'embarquer ?
Quelles sont les conditions pour prolonger la rétention administrative ?
Comment contester une prolongation de rétention ?
Que se passe-t-il si je refuse de quitter la France ?
Quels sont mes droits en centre de rétention ?
Que faire si l'administration ne fait pas les diligences nécessaires ?
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