Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Cour d'appel, sociale a salle 2, 10 juillet 2026 — n° 26/00173

Other

Synthèse de la décision

Question juridique

Une erreur matérielle affectant l'identité de l'intimé dans un arrêt d'appel peut-elle être rectifiée sur requête d'une partie ?

Principe retenu

En application de l'article 462 du code de procédure civile, les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande. Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune ; il peut aussi se saisir d'office. Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées. Toutefois, lorsqu'il est saisi par requête, il statue sans audience, à moins qu'il n'estime nécessaire d'entendre les parties.

Faits clés

  • Un arrêt de la cour d'appel de Douai du 30 janvier 2026 a statué sur l'appel de la société [3] contre un jugement du conseil de prud'hommes de Lille du 23 février 2024.
  • L'arrêt du 30 janvier 2026 désignait l'intimé comme 'M. [W] [S]' en première page.
  • La société [3] a déposé une requête en rectification d'erreur matérielle le 17 février 2026.
  • L'identité exacte de l'intimé, telle qu'elle ressort du jugement déféré, de la déclaration d'appel et des conclusions des parties, est 'M. [A] [S]'.
  • Les parties ont été invitées à présenter leurs observations conformément à l'article 462 du code de procédure civile.

Articles cités

article 462 du code de procédure civile

Exposé du litige

Par arrêt du 30 janvier 2026, la chambre sociale de la cour d'appel de Douai a statué sur l'appel de la société [3] tendant à la réformation d'un jugement du conseil de prud'hommes de Lille, daté du 23 février 2024, rendu dans le litige l'opposant à M. [A] [S] . Suivant requête transmise au greffe par voie électronique le 17 février 2026, la société [3] demande la rectification de l'arrêt en raison d'une erreur matérielle affectant l'identité de l'intimé en première page de la décision (celui-ci se voyant attribuer le prénom [W], en lieu et place de [A]). Selon avis du 7 juillet 2026, les partie ont été invitées à présenter leurs observations.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DECISION Selon l'article 462 du code de procédure civile, les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande. Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune ; il peut aussi se saisir d'office. Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées. Toutefois, lorsqu'il est saisi par requête, il statue sans audience, à moins qu'il n'estime nécessaire d'entendre les parties. En l'espèce, l'arrêt rendu entre les parties par la chambre sociale de la cour d'appel de Douai le 30 janvier 2026, est affecté d'une erreur matérielle en ce qu'il désigne, en première page, l'intimé comme se nommant [W] [S], alors qu'il ressort du jugement déféré, de la déclaration d'appel, des conclusions des parties, que l'identité exacte de celui-ci est [A] [S]. Dès lors, il y a lieu de faire droit à la requête et de rectifier l'arrêt en modifiant le prénom de l'intimé. Les dépens resteront à la charge du Trésor Public. PAR CES MOTIFS La cour, statuant publiquement, par arrêt contradictoire, mis à disposition au greffe, DIT y avoir lieu de rectifier la première page de l'arrêt du 30 janvier 2026 (RG n° 24/00969) rendu entre la société [3] et M. [A] [S] , en remplaçant dans la partie consacrée à l'identité de l'intimé, la mention : ' M. [W] [S]' par la mention : ' M. [A] [S]', DIT que la présente décision rectificative sera mentionnée sur la minute et les expéditions de la décision rectifiée, LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public.

Dispositif

EN CONSÉQUENCE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE mande et ordonne à tous les commissaires de justice, sur ce requis, de mettre la dite décision à exécution, aux procureurs généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux judiciaires d'y tenir la main, à tous les commandants et officiers de la [Localité 4] Publique de prêter main-forte lorsqu'ils en seront légalement requis. En foi de quoi, la présente décision a été signée par le Président et le Greffier. LE GREFFIER LE PRESIDENT

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une erreur matérielle dans une décision de justice ?
Une erreur matérielle est une erreur purement matérielle (comme une faute de frappe, un nom mal orthographié) qui n'affecte pas le raisonnement juridique. Elle peut être corrigée par la juridiction qui a rendu la décision.
Quelle est la procédure pour demander la rectification d'une erreur matérielle ?
La procédure est régie par l'article 462 du code de procédure civile. La partie intéressée doit saisir la juridiction par une simple requête. Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées, mais si la requête est déposée, il statue sans audience sauf s'il estime nécessaire d'entendre les parties.
Qui peut demander la rectification d'une erreur matérielle ?
Toute partie au procès peut demander la rectification par une simple requête. Le juge peut aussi se saisir d'office.
Quels sont les frais pour une requête en rectification ?
Dans cette affaire, les dépens ont été laissés à la charge du Trésor Public. En général, les frais de la procédure de rectification sont à la charge de la partie qui succombe, mais le juge peut décider de les laisser à la charge du Trésor Public.
La rectification d'une erreur matérielle change-t-elle le fond de la décision ?
Non, la rectification ne modifie que l'erreur matérielle (ici, le prénom de l'intimé) et ne change pas le raisonnement ni le dispositif de la décision initiale.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.