Cour d'appel, retentions, 24 juillet 2026 — n° 26/05872
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation exceptionnelle de la rétention administrative d'un étranger peut-elle être refusée au motif de l'absence de perspective raisonnable d'éloignement lorsque l'administration a effectué des diligences suffisantes et que les autorités consulaires n'ont pas refusé de délivrer un laissez-passer ?
Principe retenu
L'article L741-3 du CESEDA impose à l'administration une obligation de moyens, non de résultat, pour procéder à l'éloignement. La perspective raisonnable d'éloignement s'apprécie au regard des diligences effectuées et de l'absence de refus des autorités consulaires. L'étranger qui ne remet pas de document de voyage en cours de validité est responsable de la prolongation de sa rétention.
Faits clés
- OQTF sans délai avec interdiction de retour d'un an notifiée le 6 mars 2024
- Placement en rétention le 24 mai 2026
- Prolongations de rétention de 26 jours puis 30 jours
- Saisine des autorités consulaires algériennes le 24 mai 2026 et 8 relances, la dernière le 21 juillet 2026
- Absence de document de voyage en cours de validité fourni par l'étranger
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une perspective raisonnable d'éloignement ?
L'administration doit-elle garantir mon départ dans un délai précis ?
Que se passe-t-il si je n'ai pas de passeport valide ?
Comment contester une prolongation de rétention ?
Le procureur peut-il faire appel d'une décision de refus de prolongation ?
Quelles sont les obligations de l'administration pour organiser mon éloignement ?
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