Cour d'appel, retentions, 24 juillet 2026 — n° 26/05883
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation exceptionnelle de la rétention administrative d'un étranger peut-elle être ordonnée lorsqu'il existe une perspective raisonnable d'éloignement malgré l'absence de réponse des autorités consulaires à la demande de laissez-passer ?
Principe retenu
L'article L741-3 du CESEDA impose à l'administration une obligation de moyens, non de résultat, pour procéder à l'éloignement. La perspective raisonnable d'éloignement s'apprécie au regard des diligences effectuées par l'administration, notamment les relances aux autorités consulaires, et de l'absence de refus de celles-ci. L'étranger qui ne remet pas de document de voyage en cours de validité est responsable de la longueur de sa rétention.
Faits clés
- OQTF sans délai et interdiction de retour de deux ans notifiée le 10 janvier 2026
- Condamnation à une interdiction du territoire français de 10 ans par le tribunal correctionnel de Pontoise le 13 janvier 2026
- Placement en rétention administrative le 24 mai 2026
- Deux prolongations de rétention déjà ordonnées (26 jours puis 30 jours)
- Saisine des autorités consulaires algériennes le 24 mai 2026 et deux relances, la dernière le 10 juillet 2026
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une perspective raisonnable d'éloignement ?
L'administration a-t-elle l'obligation de garantir mon départ dans un délai précis ?
Que se passe-t-il si les autorités consulaires ne répondent pas à la demande de laissez-passer ?
Puis-je être retenu plus de 90 jours ?
Mon casier judiciaire influence-t-il la prolongation de ma rétention ?
Que faire si je n'ai pas de passeport valide ?
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