Cour d'appel, retentions, 24 juillet 2026 — n° 26/05876
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge peut-il refuser la prolongation d'une rétention administrative au motif d'une insuffisance de diligences de l'administration lorsque celle-ci a saisi les autorités consulaires et effectué des relances, et que l'étranger ne conteste pas ce point ?
Principe retenu
L'article L741-3 du CESEDA impose à l'administration d'exercer toutes diligences pour le départ de l'étranger, mais ne lui impose pas d'informer les autorités consulaires du placement en rétention. Le juge ne peut pas soulever d'office le moyen tiré de l'insuffisance de diligences si l'étranger ne l'a pas invoqué. En l'espèce, les diligences étaient suffisantes et une perspective raisonnable d'éloignement existait.
Faits clés
- OQTF sans délai avec interdiction de retour de deux ans notifiée le 18 mars 2026
- Placement en rétention le 18 juillet 2026 par le préfet de l'Isère
- Courrier aux autorités consulaires algériennes le 7 juin 2026 et trois relances par mail
- Monsieur T. est démuni de documents d'identité et de domicile stable
- Deux précédentes OQTF non respectées (2022, 2023) et assignation à résidence non respectée
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une insuffisance de diligences dans le cadre d'une rétention administrative ?
Le juge peut-il refuser la prolongation de ma rétention sans que je le demande ?
Que se passe-t-il si les autorités consulaires ne répondent pas à la demande de laissez-passer ?
Quels sont les critères pour prolonger une rétention administrative ?
L'administration doit-elle m'informer de ses démarches auprès du consulat ?
Puis-je être libéré si l'administration n'a pas fait de relances auprès des autorités consulaires ?
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