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Cour d'appel, 8ème ch prud'homale, 24 juillet 2026 — n° 22/07336

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Synthèse de la décision

Question juridique

La cour d'appel peut-elle désigner un médiateur judiciaire pour tenter de résoudre amiablement un litige prud'homal, et quelles sont les modalités de cette médiation ?

Principe retenu

La cour d'appel peut, avec l'accord des parties, désigner un médiateur judiciaire pour rechercher une solution amiable au conflit. La médiation est fixée pour une durée déterminée, renouvelable, et les parties doivent verser une provision pour les honoraires du médiateur, sauf dispense pour les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle.

Faits clés

  • Litige prud'homal entre M. [A] [Z] et la SA [1]
  • Jugement du conseil de prud'hommes de Nantes du 17 novembre 2022
  • Appel interjeté par M. [Z] le 19 décembre 2022
  • Proposition de médiation faite par la cour à l'issue des plaidoiries
  • Accord des parties pour la désignation d'un médiateur

Articles cités

article 131-1 du code de procédure civile article 131-6 alinéa 2 du code de procédure civile article 131-7 du code de procédure civile article 1534-4 du code de procédure civile

Motivations de la décision

Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et Madame Françoise DELAUNAY lors du prononcé DÉBATS : A l'audience publique du 02 Juillet 2026 En présence de Madame [H] [D], médiatrice judiciaire, ARRÊT : Contradictoire, prononcé publiquement le 24 Juillet 2026 par mise à disposition au greffe **** APPELANT et intimé à titre incident : Monsieur [A] [Z] né le 27 Mai 1959 à [Localité 2] (67) demeurant [Adresse 1] [Localité 3] Ayant Me Christophe LHERMITTE de la SELEURL GAUVAIN, DEMIDOFF & LHERMITTE, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représenté à l'audience par Me Sandra LEVY-REGNAULT, Avocat plaidant du Barreau de NANTES INTIMÉE et appelante à titre incident : La S.A. [1] prise en la personne de ses représentants légaux et ayant son siège social : [Adresse 2] [Localité 4] Ayant Me Stéphanie PRENEUX de la SELARL BAZILLE, TESSIER, PRENEUX, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représentée par Me Margaux SUCCURO substituant à l'audience Me Philippe ROGEZ, Avocats plaidants du Barreau de PARIS Vu le jugement rendu le 17 Novembre 2022 par le conseil de prud'hommes de NANTES, Vu la déclaration d'appel en date du 19 Décembre 2022 de Monsieur [A] [Z] et les conclusions subséquentes des parties, Vu les articles 131-1 et suivants du code de procédure civile, Considérant que suite à la proposition qui leur a été faite par la cour à l'issue des plaidoiries, les parties ont fait connaître par courriers RPVA du 09 et 21 juillet 2026 leur accord pour la désignation d'un médiateur judiciaire afin de rechercher une solution amiable au conflit qui les oppose. Il y a lieu de désigner en qualité de médiatrice judiciaire Mme [H] [D] [Courriel 1] 06 19 50 15 63 avec la mission ci-après énoncée et de fixer la provision à valoir sur les honoraires du médiateur à la somme de 1.150 € qui sera versée directement entre les mains du médiateur par moitié à hauteur de 575 € à la charge de Monsieur [A] [Z] et de 575 € à la charge de la SA [1] (art. 131-6 al 2 CPC - décret du 25/02/2022).

Dispositif

PAR CES MOTIFS LA COUR, Statuant publiquement, contradictoirement, par arrêt mis à la disposition des parties au greffe, Vu l'accord des parties, DÉSIGNE) en qualité de médiatrice Mme [H] [D] [Courriel 1] 06 19 50 15 63 afin d'entendre les parties et de confronter leurs points de vue pour leur permettre de trouver une solution au conflit qui les oppose par l'élaboration, si possible, d'un protocole concrétisant leur accord amiable ; FIXE la durée de la médiation à 5 mois à compter de la réception de la provision par la médiatrice ayant accepté sa mission, durée qui sera renouvelable pour une durée de 3 mois en temps que de besoin (art. 1534-4 C.P.C) ; FIXE à 575 € la somme que Monsieur [A] [Z] devra verser entre les mains du médiateur et ce, dans le délai de 15 jours à compter de la présente décision à peine de caducité ; FIXE à 575 € la somme que la SA [1] devra verser entre les mains de la médiatrice, et ce, dans le délai de 15 jours à compter de la présente décision à peine de caducité ; DISPENSE la partie bénéficiaire de l'aide juridictionnelle de cette provision par application de l'article 131-7 du code de procédure civile ; DÉSIGNE Mme Anne-Cécile MERIC, Conseillère à la 8ème Chambre Prud'homale, pour connaître de toutes demandes relatives à l'exécution de la présente mesure de médiation ; DIT que la médiatrice devra immédiatement aviser le magistrat chargé de son suivi, de l'absence de mise en 'uvre de la mesure de médiation, ou de son interruption et le tenir informé des difficultés éventuellement rencontrées dans l'exercice de sa mission ; DIT que, à l'expiration du délai ci-dessus fixé, la médiatrice remettra au greffe sans délai un courrier indiquant si les parties sont ou non parvenues à un accord sans faire mention des propositions transactionnelles éventuellement avancées par l'une ou l'autre des parties ; DIT qu'en cas d'accord les parties pourront, si besoin est, nous saisir à tout moment pour faire homologuer un accord par voie judiciaire ; RENVOIE l'affaire à l'audience de plaidoiries du : Jeudi 10 Décembre 2026 à 14 heures (Annexe Pôle Social de la Cour - [Adresse 3] à [Localité 5]) pour éventuelle homologation de l'accord, désistement, retrait du rôle ou poursuite de l'instance ; RÉSERVE les dépens. LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une médiation judiciaire ?
La médiation judiciaire est une mesure par laquelle un tiers impartial, le médiateur, aide les parties à trouver une solution amiable à leur conflit. Dans cette affaire, la cour d'appel a désigné Mme [H] [D] comme médiatrice pour entendre les parties et confronter leurs points de vue.
Qui paie les frais de médiation ?
Dans cette affaire, la provision pour les honoraires du médiateur est fixée à 1 150 €, partagée par moitié entre les parties : 575 € à la charge de M. [Z] et 575 € à la charge de la SA [1]. Toutefois, la partie bénéficiaire de l'aide juridictionnelle est dispensée de cette provision.
Quelle est la durée de la médiation ?
La médiation est fixée à 5 mois à compter de la réception de la provision par la médiatrice. Cette durée peut être renouvelée pour une période de 3 mois si nécessaire.
Que se passe-t-il si une partie ne paie pas sa part de la provision ?
Le versement de la provision doit être effectué dans un délai de 15 jours à compter de la décision, à peine de caducité de la mesure de médiation. Si une partie ne paie pas, la médiation peut être déclarée caduque.
Que se passe-t-il si les parties trouvent un accord ?
Si les parties parviennent à un accord, elles peuvent saisir la cour pour faire homologuer l'accord par voie judiciaire. L'affaire est renvoyée à l'audience du 10 décembre 2026 pour éventuelle homologation.
Que se passe-t-il si les parties ne trouvent pas d'accord ?
Si les parties ne parviennent pas à un accord, la médiatrice en informera le greffe sans faire mention des propositions transactionnelles. L'affaire sera alors poursuivie devant la cour.
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