Cour d'appel, rétention administrative, 25 juillet 2026 — n° 26/01235
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge doit-il annuler une ordonnance de prolongation de rétention administrative lorsque l'étranger invoque son état de vulnérabilité psychique et l'absence de service psychiatrique au centre de rétention ?
Principe retenu
L'état de vulnérabilité de l'étranger doit être pris en compte lors du placement en rétention, mais seule la commission médicale de l'OFII est habilitée à constater une éventuelle incompatibilité de la rétention avec l'état de santé. Des documents médicaux ne démontrant pas une incompatibilité ne suffisent pas à contester la rétention.
Faits clés
- Monsieur [W] [C], de nationalité algérienne, a fait l'objet d'une interdiction temporaire du territoire national le 8 décembre 2023
- Placement en rétention administrative le 24 juin 2026 par la Préfecture du Var
- Monsieur [C] souffre de problèmes psychiatriques et prend plus de 8 médicaments par jour
- Il a produit une ordonnance médicale du 23 juin 2026, des analyses biologiques du 4 mai 2026 et une radiographie de la mâchoire
- Il a déclaré avoir failli se suicider au centre de rétention
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qui est habilité à constater l'incompatibilité de la rétention avec l'état de santé ?
Quels documents médicaux ont été produits dans cette affaire ?
Pourquoi le juge a-t-il confirmé la prolongation de la rétention malgré les problèmes psychiatriques ?
Quel est le délai pour se pourvoir en cassation contre cette ordonnance ?
L'état de vulnérabilité est-il pris en compte lors du placement en rétention ?
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