Cour d'appel, rétention administrative, 26 juillet 2026 — n° 26/00782
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger au-delà de trente jours est-elle justifiée en l'absence de perspectives d'éloignement ?
Principe retenu
La rétention administrative ne peut être prolongée au-delà de trente jours que dans les cas prévus à l'article L. 742-4 du CESEDA, notamment lorsque l'impossibilité d'exécuter la décision d'éloignement résulte du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat ou de l'absence de moyens de transport. L'administration doit exercer toutes diligences pour procéder à l'éloignement, mais elle ne peut contraindre les autorités consulaires étrangères. Des démarches entreprises auprès de plusieurs consulats constituent des perspectives d'éloignement suffisantes.
Faits clés
- M. [O] [B], né le 11 juin 1981, de nationalité [E], placé en rétention administrative
- Première prolongation ordonnée jusqu'au 23 juillet 2026
- Seconde prolongation ordonnée le 24 juillet 2026 pour 30 jours jusqu'au 22 août 2026
- Appel interjeté par l'association Assfam-Groupe SOS pour le compte de M. [B]
- M. [B] conteste en invoquant l'absence de perspectives d'éloignement, notamment car le Kosovo ne le reconnaît pas et aucune réponse des autorités croates et bosniennes
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour prolonger une rétention administrative au-delà de 30 jours ?
Que se passe-t-il si mon pays d'origine ne me reconnaît pas ?
L'administration doit-elle faire des démarches pour mon éloignement ?
Puis-je contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une perspective d'éloignement ?
Le juge peut-il refuser la prolongation si l'éloignement est impossible ?
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