Cour d'appel, rétentions, 29 juillet 2026 — n° 26/00429
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel du procureur de la République contre une ordonnance de remise en liberté d'un étranger placé en rétention doit-il recevoir un effet suspensif lorsque l'étranger ne justifie pas de garanties de représentation effectives ?
Principe retenu
Selon les articles L.743-22 et R.743-12 du CESEDA, le ministère public peut demander que son appel soit déclaré suspensif s'il apparaît que l'intéressé ne dispose pas de garanties de représentation effectives ou en cas de menace grave pour l'ordre public. En l'espèce, l'absence de justificatif de domicile et de preuve des liens familiaux allégués constitue un défaut de garanties de représentation, justifiant l'effet suspensif.
Faits clés
- Arrêté du 25 juin 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de trois ans
- Placement en rétention administrative le 25 juillet 2026
- Ordonnance du juge des libertés et de la détention du 29 juillet 2026 déclarant le placement irrégulier et ordonnant la remise en liberté
- Appel du procureur de la République le 29 juillet 2026 avec demande d'effet suspensif
- Absence de justificatif de domicile et de preuve des relations familiales alléguées (attestation de résidence chez sa fille non justifiée)
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'effet suspensif d'un appel dans une affaire de rétention ?
Pourquoi le procureur a-t-il demandé l'effet suspensif dans cette affaire ?
Quels sont les critères pour qu'un appel soit suspensif ?
Que doit fournir un étranger pour prouver ses garanties de représentation ?
Que se passe-t-il après l'ordonnance d'effet suspensif ?
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