EXPOSE DU LITIGE
Par acte sous seing privé du 28 février 1996, Madame [A] [B] a consenti un bail sans durée à la société [O] [K] portant sur une parcelle cadastrée AX [Cadastre 1] située sur la commune de [Localité 4] ([Localité 5]) moyennant un loyer mensuel de 3 500 francs indexé sur le coût de la pierre, cette parcelle étant limitrophe de la parcelle AX [Cadastre 2] également prise à bail par la société [O] [K].
Madame [A] [B] a donné congé à sa locataire pour le 30 juin 2020 et les consorts [Z] [W] ont, le 2 septembre 2021, fait assigner la société [O] [K] aux fins notamment d'ordonner son expulsion de la parcelle.
Par jugement du 27 août 2024, le tribunal judiciaire de Saint-Denis de La Réunion a :
- constaté la résiliation du bail de droit commun en date du 28 février 1996, liant la société anonyme [O] [K] et Madame [B], par l'effet du congé donné par la bailleuse le 21 décembre 2020 ;
- dit que la société [O] [K] est, depuis le 1er juillet 2021, occupante sans droit ni titre de la parcelle située sur la commune de [Localité 4] cadastrée section AX [Cadastre 3] / AX [Cadastre 1] ;
- ordonné l'expulsion de la société [O] [K] et tous occupants de son chef, au besoin avec l'assistance d'un serrurier et le concours de la force publique de la parcelle située sur la commune de [Localité 4] cadastrée section AX [Cadastre 3] / AX [Cadastre 1] ;
- débouté Mesdames [A] [B], [R] [U] et [M] [D] [E] de leur demande visant à voir assortie cette expulsion d'une astreinte ;
- condamné la société [O] [K] à démolir toutes constructions et infrastructures non-autorisées de la parcelle cadastrée section AX [Cadastre 3] / Ax [Cadastre 1] sous astreinte de 500 € par jour de retard à compter du 8ème jour suivant la signification de la présente décision et ce jusqu'à parfait délaissement des lieux ;
- rappelé que le sort des biens meubles laissées sur les lieux est régi, en cas d'expulsion, par les dispositions des articles L.433-1 et suivants et R.433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution ;
- fixé à la somme mensuelle de 1 864 € le montant de l'indemnité d'occupation due à compter du 1er juillet 2021 et jusqu'à la libération effective des lieux parfaitement délaissés ;
- débouté la société [O] [K] de l'ensemble de ses demandes ;
- condamné la société [O] [K] à payer à Mesdames [A] [B], [R] [U] et [M] [D] [E] une somme de 3 500 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
- rejeté toute demande plus ample ou contraire ;
- condamné la société [O] [K] aux entiers dépens, dont distraction au profit de Maître Virginie GARNIER, avocat au barreau de SAINT-DENIS conformément aux dispositions de l'article 699 du code de procédure civile;
- rappelé l'exécution provisoire de plein droit du présent jugement.
Par déclaration du 20 septembre 2024, la société [O] [K] a interjeté appel de cette décision.
Par ordonnance sur incident du 13 février 2026, le conseiller de la mise en état a :
- déclaré recevable la demande de radiation ;
- ordonné la radiation du rôle de la cour d'appel la procédure RG-24-1194 ;
- débouté Madame [B], Mesdames [R] [U] et [M] [D] [E] de leur demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile sur l'incident ;
- condamné la société [O] [K] aux dépens de l'incident.
Par requête reçue au greffe de la cour d'appel le 27 février 2026, la société [O] [K] a formé un déféré à l'effet d'obtenir l'infirmation de l'ordonnance susvisée et la condamnation de Mesdames [A] [B], [R] [U] [D] [E] et [M] [D] [E] au paiement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux dépens.
Par conclusions notifiées par voie électronique le 2 juin 2026 et valant dernières écritures, la société [O] [K] sollicite de la cour qu'elle lui donne acte de son désistement d'instance et qu'elle constate en conséquence son dessaisissement.