Tribunal judiciaire, referes 2ème section, 27 juillet 2026 — n° 26/01401
Synthèse de la décision
Question juridique
L'extension d'une mesure d'expertise judiciaire à l'architecte et à son assureur est-elle justifiée en présence d'un intérêt légitime ?
Principe retenu
En application de l'article 145 du code de procédure civile, une mesure d'instruction peut être ordonnée s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige. Le juge des référés peut, en vertu de l'article 149 du même code, étendre les opérations d'expertise à des parties non initialement impliquées si elles justifient d'un intérêt légitime.
Faits clés
- Une expertise judiciaire a été ordonnée le 10 juin 2024 concernant des désordres affectant une maison d'habitation à Arsac.
- L'expertise a été étendue à de nouvelles parties par ordonnance du 22 juillet 2024.
- Les demandeurs ont assigné la SARL [G] [N] [F], architecte, et son assureur, la MAF, pour étendre l'expertise à leur encontre.
- La SARL [G] [N] [F] a rédigé le projet de permis de construire de la maison.
- La SARL [G] [N] [F] et la MAF n'ont pas constitué avocat, malgré une assignation régulière.
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une extension d'expertise judiciaire ?
Quels sont les critères pour étendre une expertise à une nouvelle partie ?
L'architecte peut-il refuser de participer à l'expertise ?
Que se passe-t-il si l'architecte ne se présente pas à l'expertise ?
Quel est le rôle de l'assureur de l'architecte dans l'expertise ?
Cette décision modifie-t-elle la mission de l'expert ?
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