MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur l’irrecevabilité des pièces transmises en cours de délibéré
En application de l’article 442 du Code de procédure civile, le président et les juges peuvent inviter les parties à fournir les explications de droit ou de fait qu’ils estiment nécessaires ou à préciser ce qui paraît obscur ;
Conformément à l’article 444 dudit code, le président peut ordonner la réouverture des débats et doit le faire chaque fois que les parties n’ont pas été à même de s’expliquer contradictoirement sur les éclaircissements de droit ou de fait qui leur avaient été demandés ;
Aux termes de l’article 445 du même code, après la clôture des débats les parties ne peuvent déposer aucune note à l’appui de leurs observations si ce n’est en vue de répondre aux arguments développés par le ministère public, ou à la demande du président dans les cas prévus aux articles 442 et 444 ;
Il résulte de ces différentes dispositions que le juge n’a pas à répondre à une note en délibéré remise après la clôture des débats sur la seule initiative d’une partie ;
Au cas de l’espèce, Monsieur [M] [Z] a transmis au tribunal, postérieurement aux débats du 23 juin 2026, plusieurs pièces qui ne déféraient à aucune demande du président ;
Les notes adressées au tribunal par Monsieur [M] [Z] en cours de délibéré seront donc déclarées irrecevables.
Sur la demande principale
En application combinée des articles 1103 et 1104 du Code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits et doivent être exécutés de bonne foi ;
En vertu de l'article 1353 du même code, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver et, réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation ;
Il est loisible de constater que selon devis n° 125108430 du 23 octobre 2025 l’entreprise [L] a commandé à la SAS BATILAND LANDES MATERIAUX, sur son compte professionnel n° 008246, la fourniture de 155 sacs d’enduit WEBERPRAL F de 25 kilos, d’un sac de primaire d’accrochage WEBER FIXATEUR IBOFIX de 20 kilos et de 30 profils d’angle en acier galvanisé perforé pour enduit, ainsi que leur transport et leur déchargement, au prix convenu de 1 815,56 euros ;
La facture n° 2062737 du 24 octobre 2025, d’un montant de 1 815,56 euros, ainsi que l’historique du compte professionnel de l’entreprise [L], versés aux débats par la SAS BATILAND LANDES MATERIAUX, prouvent sans la moindre ambiguïté que la commande objet du devis n° 125108430 du 23 octobre 2025 était bien destinée à Monsieur [M] [Z] et anéantissent sa prétention ;
Monsieur [M] [Z], qui pouvait aisément démontrer que les 30 sacs d’enduit litigeux emportés par l’entreprise [L] ne faisaient pas partie de sa commande, par exemple en sollicitant de Monsieur [L] une attestation de sa part et une attestation du client éventuel auquel ils étaient destinés, s’en est pourtant abstenu ;
IL convient à cet égard de rappeler qu’il n’a pas hésité à rétorquer lors des débats, lorsque Madame [V] [G] a précisé le lien existant entre sa fille et Monsieur [L], que c’était faux avant de rajouter, face à l’indignation de la gérante de la SAS BATILAND LANDES MATERIAUX et comme l’attestent les notes d’audience, que Monsieurs [L] et lui n’avaient aucun lien familial ;
La mauvaise foi de Monsieur [M] [Z], auquel la SAS BATILAND LANDES MATERIAUX a bien fourni les 155 sacs d’enduit objet du devis du 23 octobre 2025 en remettant les 30 premiers à l’entreprise [L] en charge des travaux de rénovation des façades de son habitation et en livrant les 125 autres à son domicile le 31 octobre 2025, est ainsi parfaitement établie ;
Il sera donc débouté de toutes ses demandes.
Sur les dépens
Conformément à l'article 696 du Code de procédure civile, la partie perdante est condamnée aux dépens;
Monsieur [M] [Z], qui succombe, sera par conséquent condamné aux entiers dépens de l'instance et de ses suites.
PAR CES MOTIFS
LE
TRIBUNAL JUDICIAIRE
Statuant par jugement contradictoire mis à disposition au greffe et rendu en dernier ressort,
Déclare irrecevables les pièces transmises au tribunal par Monsieur [M] [Z] en cours de délibéré.
Déboute Monsieur [M] [Z] de ses demandes.
Condamne Monsieur [M] [Z] aux entiers dépens de l’instance et de ses suites.
Rappelle que l’exécution provisoire est de droit.
Ainsi jugé les jour, mois et an que dessus, le greffier ayant signé avec le juge du contentieux de proximité.