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Tribunal judiciaire, j.l.d., 30 juillet 2026 — n° 26/02549

Maintien de la mesure de rétention administrative

Synthèse de la décision

Question juridique

La prolongation de la rétention administrative d'un étranger pour une durée supplémentaire de trente jours est-elle justifiée au regard des dispositions du CESEDA ?

Principe retenu

La prolongation de la rétention administrative peut être ordonnée par le juge des libertés et de la détention lorsque l'autorité administrative justifie de diligences suffisantes et que la mesure est nécessaire. La requête doit être motivée, datée, signée et accompagnée des pièces justificatives utiles. La procédure doit être régulière et les droits de la personne retenue respectés.

Faits clés

  • Interdiction du territoire français de 3 ans prononcée le 7 mai 2025 par le tribunal correctionnel de Lyon
  • Placement en rétention administrative le 1er juillet 2026
  • Première prolongation de 26 jours ordonnée le 5 juillet 2026
  • Requête en prolongation de 30 jours déposée le 29 juillet 2026
  • Personne retenue de nationalité algérienne, née le 22 août 2000

Articles cités

article L. 742-1 du CESEDA article L. 742-2 du CESEDA article L. 742-4 du CESEDA article L. 742-6 du CESEDA article L. 742-7 du CESEDA article L. 743-3 du CESEDA article L. 743-4 du CESEDA article L. 743-6 du CESEDA article L. 743-7 du CESEDA article L. 743-9 du CESEDA article L. 743-19 du CESEDA article L. 743-20 du CESEDA article L. 743-24 du CESEDA article L. 743-25 du CESEDA article R. 743-1 du CESEDA article L. 741-3 du CESEDA article L. 744-2 du CESEDA article L. 742-10 du CESEDA article 471 du code de procédure pénale

Exposé du litige

COUR D'APPEL de [Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1] N° RG 26/02549 - N° Portalis DB2H-W-B7K-4OUM ORDONNANCE STATUANT SUR UNE SECONDE DEMANDE DE PROLONGATION D'UNE MESURE DE RETENTION ADMINISTRATIVE Le 30 juillet 2026 à 11h17 Nous, Adrien MALIVEL, Juge au Tribunal judiciaire de LYON, assisté de Anastasia FEDIOUN, greffier. Vu les articles L. 742-1 à L. 742-10 et notamment les articles L. 742-1, L. 742-2, L. 742-4, L. 742-6, L. 742-7, les articles L. 743-3 à L. 743-18 et notamment les articles L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, les articles L. 743-19, L. 743-20, L. 743-24, L. 743-25, et R. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ; Vu la décision de placement en rétention de l'autorité administrative prise le 1er juillet 2026 par M. [A] [E] à l’encontre de [U] [K] ; Vu l’ordonnance rendue le 05 juillet 2026 par le juge du tribunal judiciaire de LYON prolongeant la rétention administrative pour une durée maximale de vingt-six jours ; Vu la requête de l'autorité administrative en date du 29 Juillet 2026 reçue et enregistrée le 29 Juillet 2026 à 14h26 (cf. timbre du greffe) tendant à la prolongation de la rétention de [U] [K] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée supplémentaire de trente jours ; Vu l'extrait individualisé du registre prévu à l'article L. 741-3 du CESEDA émargé par l'intéressé ; PARTIES M. [A] [E] préalablement avisé, représenté par Maître Stanislas FRANCOIS, avocat au barreau de LYON, substituant Maître Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON, [U] [K] né le 22 Août 2000 à [Localité 2] (ALGÉRIE) préalablement avisé, actuellement maintenu, en rétention administrative, présent à l'audience, assisté de son conseil Me Cybèle MAILLY, avocat au barreau de LYON, de permanence, LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE n’est ni présent ni représenté, DEROULEMENT DES DEBATS A l'audience publique, le juge a procédé au rappel de l'identité des parties ; Après avoir rappelé à la personne retenue les droits qui lui sont reconnus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pendant sa rétention et l'avoir informée des possibilités et des délais de recours contre toutes décisions le concernant ; Maître Stanislas FRANCOIS, avocat au barreau de LYON, substituant Maître Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON représentant le préfet a été entendu en sa plaidoirie ; [U] [K] a été entendu en ses explications ; Me Cybèle MAILLY, avocat au barreau de LYON, avocat de [U] [K], a été entendu en sa plaidoirie ;

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DECISION Attendu qu'une décision du tribunal correctionnel de Lyon en date du 07 mai 2025 a condamné [U] [K] à une interdiction du territoire français pendant une durée de 3 ans, cette mesure étant assortie de l'exécution provisoire conformément aux dispositions de l'article 471 du code de procédure pénale ; Attendu que par décision en date du 1er juillet 2026 notifiée le 1er juillet 2026, l'autorité administrative a ordonné le placement de [U] [K] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire à compter du 1er juillet 2026; Attendu que par décision en date du 05 juillet 2026, le juge de [Localité 1] a ordonné la prolongation de la rétention administrative de [U] [K] pour une durée maximale de vingt-six jours ; Attendu que, par requête en date du 29 Juillet 2026, reçue le 29 Juillet 2026 à 14h26, l'autorité administrative nous a saisi aux fins de voir ordonner la prolongation de la rétention pour une durée de trente jours ; RECEVABILITE DE LA REQUETE  Attendu que la requête de l'autorité administrative est motivée, datée, signée et accompagnée de toutes les pièces justificatives utiles dont la copie du registre prévu à l'article L. 744-2 du CESEDA ; REGULARITE DE LA PROCEDURE  Attendu qu'en application de l’article L. 743-11 du CESEDA, à peine d’irrecevabilité prononcée d’office, aucune irrégularité antérieure à l’audience relative à la première prolongation de la rétention ne peut être soulevée lors de l’audience relative à la seconde prolongation ; Attendu qu’il ressort de l’examen des pièces jointes à la requête et des mentions figurant au registre prévu à l’article L. 744-2 du CESEDA que la personne retenue, pleinement informée de ses droits lors la notification de son placement, n’a cessé d’être placée en état de les faire valoir depuis son arrivée au lieu de rétention ; PROLONGATION DE LA RETENTION Attendu, en application des articles L. 742-4, L. 742-5, L. 742-6, L. 742-7, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-19, L. 743-25 et R. 743-1 du CESEDA, que la requête de l'autorité administrative en prolongation de la rétention de l'étranger est motivée par une urgence absolue ou une menace pour l'ordre public en ce que l’intéressé a été condamné notamment à une interdiction judiciaire du territoire en répression de la commission d’infraction par le tribunal correctionnel de Lyon en date du 7 mai 2025 ; Attendu également, en application des articles L. 742-4, L. 742-5, L. 742-6, L. 742-7, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-19, L. 743-25 et R. 743-1 du CESEDA, que malgré les diligences de l'administration, la mesure d'éloignement n'a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou de l'absence de moyens de transport ; Attendu que la seconde prolongation de la rétention étant de nature à permettre l’exécution de la mesure d’éloignement, une relance ayant été adressée aux autorités algériennes en date du 23 juillet 2026, il convient, par conséquent, de faire droit à la requête en date du 29 Juillet 2026 de M. le [T] [E] et de prolonger la rétention de [U] [K] pour une durée supplémentaire de trente jours ; PAR CES MOTIFS Statuant par mise à disposition au greffe, après débat en audience publique, en premier ressort, par décision assortie de l'exécution provisoire ; DECLARONS la requête en prolongation de la rétention administrative de M. [A] [E] à l'égard de [U] [K] recevable ; DÉCLARONS la procédure diligentée à l'encontre de [U] [K] régulière ;

Dispositif

ORDONNONS LA PROLONGATION DE LA RÉTENTION de [U] [K] au centre de rétention de [Localité 1] pour une durée de trente jours supplémentaires ; RAPPELONS que l'intéressé a l'obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 742-10 du CESEDA. LE GREFFIER LE JUGE NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE AUX PARTIES NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par courriel avec accusé de réception à l’avocat du retenu et à l’avocat de la préfecture, NOTIFIONS la présente ordonnance au centre de rétention administrative de [Localité 1] par courriel avec accusé de réception pour notification à [U] [K], lequel est informé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la cour d’appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt-quatre heures de sa notification ; lui notifions aussi que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par télécopie n° 04.72.40.89.56) au greffe de la cour d’appel de [Localité 1], et que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier président de la cour d’appel ou son délégué. Disons qu’un procès-verbal de notification sera établi à cet effet par les services de police, et nous sera retourné sans délai. Information est donnée à [U] [K] qu'il est maintenu à disposition de la justice pendant un délai de six heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République, lorsqu'il est mis fin à sa rétention ou lors d'une assignation à residence, conformément à la décision du [Etablissement 1] Constitutionnel rendue le 12 septembre 2025. LE GREFFIER

Questions fréquentes

Quelle est la durée maximale de la rétention administrative ?
Dans cette affaire, la rétention a été prolongée de 30 jours supplémentaires, après une première prolongation de 26 jours. La durée totale maximale dépend des textes applicables et des circonstances.
Quelles sont les conditions pour prolonger la rétention ?
La requête doit être motivée, datée, signée et accompagnée des pièces justificatives. Le juge vérifie la régularité de la procédure et les diligences de l'administration.
Comment contester une ordonnance de prolongation ?
L'ordonnance peut être frappée d'appel devant le premier président de la cour d'appel dans les 24 heures de sa notification. La déclaration d'appel doit être motivée.
Quels sont mes droits en centre de rétention ?
La personne retenue est informée de ses droits pendant la rétention, notamment le droit à un avocat, à un interprète, et à contacter les autorités consulaires.
Mon interdiction du territoire peut-elle être levée ?
L'interdiction du territoire a été prononcée par le tribunal correctionnel. Sa levée peut être demandée dans le cadre d'une procédure distincte, mais elle n'est pas automatique.
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