Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Tribunal judiciaire, surendettement, 27 juillet 2026 — n° 25/00056

Déclare l'acte de saisine caduc ou le commandement valant saisie immobilière

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelle est la sanction de la non-comparution du débiteur à l'audience de contestation des mesures imposées par la commission de surendettement ?

Principe retenu

En application des articles 385, 406 et 468 du code de procédure civile, si le demandeur ne comparaît pas sans motif légitime, le juge peut déclarer la contestation caduque, ce qui entraîne l'extinction de l'instance et rend la décision de la commission définitive. La caducité peut être rapportée si le demandeur justifie d'un motif légitime dans les 15 jours.

Faits clés

  • Monsieur et Madame [K] ont formé un recours contre la décision de la commission de surendettement du 10 janvier 2025
  • Ils contestaient l'évaluation de leurs charges (mutuelle santé 168 €/mois, énergie 265 €/mois)
  • Ils ont été régulièrement convoqués à l'audience du 10 février 2026
  • Ils n'ont pas comparu à l'audience
  • Ils ont adressé un courrier confirmant leur recours et mentionnant un prêt oublié de 1500 €

Articles cités

article 385 du code de procédure civile article 406 du code de procédure civile article 468 du code de procédure civile article R 713-4 du code de la consommation

Dispositif

PAR CES MOTIFS , Statuant publiquement par décision réputée contradictoire susceptible de rétractation ; Déclare caduque la contestation formulée par Monsieur [Z] [K] et Madame [X] [K] née [P] à l’encontre de la décision prise le 10 janvier 2025 par la commission de surendettement des particuliers des Côtes d’Armor, imposant le rééchelonnement des dettes sur une durée de 84 mois et en retenant une capacité de remboursement de 213 € par mois au maximum, suivi de l’effacement partiel des dettes à l’issue desdites mesures ; Rappelle en conséquence que la décision de la commission de surendettement des particuliers des Côtes d’Armor en date du 10 janvier 2025 s’impose aux parties ; Rappelle que la déclaration de caducité peut être rapportée si la partie demanderesse fait connaître au greffe dans un délai de 15 jours le motif légitime qu’elle n’aurait pas été en mesure d’invoquer en temps utile ; Dit que la présente décision et le dossier seront adressés à la commission de surendettement des particuliers des Côtes d’Armor à l’issue du délai de rétractation ; Laisse les dépens à la charge du Trésor Public. Ainsi jugé et prononcé par jugement mis à disposition au greffe le 27 juillet 2026. LE GREFFIER LE JUGE Article 468 du Code de Procédure Civile : La déclaration de caducité peut être rapportée si le demandeur fait connaître au greffe (du Tribunal judiciaire de ST-BRIEUC - service surendettement) dans un délai de quinze jours le motif légitime qu'il n'aurait pas été en mesure d'invoquer en temps utile. Dans ce cas, les parties sont convoquées à une audience ultérieure. Notification le 30/07/2026 une CCC par LRAR aux parties et par LS à la Commission de surendettement Une CCC au dossier

Exposé du litige

PROCÉDURE : Contestation des mesures imposées prononcées par la Commission de Surendettement des particuliers des CÔTES D’ARMOR COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DÉBATS ET DU DÉLIBÉRÉ : Madame BREARD, Vice-présidente au Tribunal judiciaire de SAINT-BRIEUC, en charge du service du Surendettement des particuliers GREFFIER. : Madame UNVOAS DÉBATS : à l'audience publique du 10 Février 2026 où l’affaire a été mise en délibéré au 7 avril 2026 puis prorogée en dernier lieu au 27 juillet 2026 JUGEMENT prononcé par mise à disposition au greffe le 27 Juillet 2026 ENTRE : Monsieur [Z] [J], demeurant [Adresse 1] - [Localité 1] Madame [X] [P] EPOUSE [K], demeurant [Adresse 1] - [Localité 1] NON COMPARANTS ET : Société [1] REF: 28914000932977, 28943000423149, 28990001117612, dont le siège social est sis CHEZ [2] - [Adresse 2] - [Localité 2] Société [3] REF: 5029861593, 5026280120, 5029895617, 5029895690, dont le siège social est sis [Adresse 3] - [Localité 3] Société [4] REF: 81663103302, dont le siège social est sis [Adresse 4] - [Localité 4] Entreprise [5] REF: 4109028260, dont le siège social est sis [Adresse 5] - [Localité 5] Société [6] REF: 43523256061100, dont le siège social est sis CHEZ [7] - [Adresse 6] - [Localité 6] NON COMPARANTES FAITS ET PROCÉDURE Par déclaration enregistrée au secrétariat de la commission de surendettement des Côtes-d’Armor le 12 août 2024, Monsieur [Z] [K] et Madame [X] [K] née [P] ont sollicité le bénéfice de la loi relative au traitement des situations de surendettement. Il s’agit d’un redépôt. Par décision du 26 septembre 2024, la commission de surendettement a prononcé la recevabilité du dossier et elle a décidé, au terme de sa séance du 10 janvier 2025, de rééchelonner les dettes sur une durée de 84 mois, au taux de 0 %, en retenant une capacité de remboursement de 213 € au maximum (le maximum légal de remboursement par référence au barème de saisie des rémunérations étant de 527,10 € par mois). Suivant courrier en date du 13 février 2025, Monsieur et Madame [K] ont formé un recours contre cette décision pour contester l’évaluation de leurs charges, en faisant valoir que leurs frais de mutuelle santé s’élevaient à la somme de 168 € par mois, et leurs frais d’énergie chauffage à la somme de 265 € par mois, soit des montants supérieurs aux forfaits retenus par la commission de surendettement. Le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Saint-Brieuc le 3 mars 2025. Les parties ont été convoquées à l’audience du 10 février 2026. Bien que régulièrement convoqués par le greffe par courriers recommandés avec accusé de réception en date du 10 décembre 2025, réceptionnés le 15 décembre suivant, Monsieur et Madame [K] n’ont pas comparu pour soutenir oralement les termes de leur recours. Par courrier daté du 12 janvier 2026, réceptionné au greffe le 16 janvier 2026, ils ont confirmé les termes de leur recours en faisant valoir leurs ressources/charges de leur foyer, ajoutant qu’ils avaient omis de déclarer un prêt [8] d’un montant de 1 500 € souscrit en 2018. La société [2] ([9]) a écrit pour indiquer qu’elle s’en remettait à la décision du Tribunal. La société [4] a également écrit pour rappeler le montant de sa créance (1 863 €). Les autres créanciers ne se sont pas manifestés.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la caducité du recours Il résulte des articles 385, 406 et 468 du code de procédure civile que si, sans motif légitime, le demandeur ne comparaît pas, le juge peut, même d'office, déclarer la citation caduque, laquelle entraîne l'extinction de l'instance. Selon l’article R 713-4 du code de la consommation, “Si les parties sont convoquées, la procédure est orale. En cours d’instance, toute partie peut aussi exposer ses moyens par lettre adressée au juge à condition de justifier que l’adversaire en a eu connaissance avant l’audience par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. La partie qui use de cette faculté peut ne pas se présenter à l’audience, conformément au second alinéa de l’article 446-1 du code de procédure civile.” En l’espèce, le recours a été formé dans les délais. Monsieur et Madame [K], qui sont demandeurs à l’instance, ont été régulièrement convoqués à l’audience du 10 février 2026. Ils n’ont pas comparu et du fait de leur absence, ils ne développent aucun moyen au soutien de leur recours. Par ailleurs, ils ne justifient pas avoir transmis aux créanciers les moyens de leur recours par lettres recommandées avec demande d’avis de réception afin de respecter le principe du contradictoire, comme le prévoit l’article R 713-4 du code de la consommation précité, étant observé que cet article était reproduit sur leur convocation et qu’ils étaient ainsi informés de ces règles procédurales, impératives. Il faut en conclure que leur recours n’est pas valablement soutenu . Il convient en conséquence de déclarer caduque la contestation formulée par Monsieur et Madame [K] à l’encontre des mesures imposées élaborées par la commission de surendettement des particuliers des Côtes d’Armor le 10 janvier 2025. Dès lors, la décision de la commission de surendettement des particuliers des Côtes d’Armor en date du 10 janvier 2025 s’impose aux parties et la plan de rééchelonnement devra être mis en oeuvre par Monsieur et Madame [K]. Le dossier sera renvoyé à la commission pour poursuite de la procédure.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je ne me présente pas à l'audience de contestation ?
Si vous ne comparaissez pas sans motif légitime, le juge peut déclarer votre contestation caduque, ce qui entraîne l'extinction de l'instance. La décision de la commission devient alors définitive et le plan de rééchelonnement s'impose.
Puis-je contester les mesures de surendettement après une caducité ?
La caducité peut être rapportée si vous faites connaître au greffe, dans un délai de 15 jours, un motif légitime que vous n'avez pas pu invoquer en temps utile. Passé ce délai, la décision devient définitive.
Quel est le délai pour invoquer un motif légitime après une caducité ?
Vous disposez d'un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision de caducité pour faire connaître au greffe le motif légitime de votre absence. Passé ce délai, la caducité est définitive.
Comment contester les charges retenues par la commission de surendettement ?
Vous pouvez former un recours contre la décision de la commission dans un délai de 15 jours. À l'audience, vous devez présenter vos arguments et justificatifs. Si vous ne comparaissez pas, votre recours peut être déclaré caduc.
Qu'est-ce qu'une capacité de remboursement ?
La capacité de remboursement est le montant maximum que vous pouvez rembourser chaque mois en fonction de vos ressources et charges. Elle est calculée selon un barème de saisie des rémunérations. Dans cette affaire, elle était fixée à 213 € par mois.
Que signifie 'rééchelonnement des dettes' ?
Le rééchelonnement consiste à étaler le paiement de vos dettes sur une durée plus longue, souvent avec un taux d'intérêt réduit ou nul. Dans cette affaire, la commission avait prévu un rééchelonnement sur 84 mois à 0%.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.