MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur la recevabilité du recours :
La contestation est régulière en la forme et elle est survenue dans le délai de trente jours.
Elle est alors recevable en vertu des articles L. 741-4 et R. 741-1 du code de la consommation.
Sur le bien-fondé du recours :
Sur la situation de surendettement :
Selon l'article L. 711-1 du code de la consommation, le bénéfice des mesures de traitement des situations de surendettement est ouvert aux personnes physiques de bonne foi.
La situation de surendettement est caractérisée par l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir.
Nul créancier n'a remis en cause la bonne foi ni la situation de surendettement du débiteur.
M. [B] [L] se trouve dans la situation définie par l’article L 711-1 du Code de la Consommation. Il y a lieu de déclarer sa demande recevable au titre de la procédure de surendettement.
Sur la capacité de remboursement :
Suivant l'article L. 731-1 du code de la consommation, le montant des remboursements est fixé, dans des conditions précisées par décret en Conseil d'État, par référence à la quotité saisissable du salaire telle qu'elle résulte des articles L. 3252-2 et L. 3252-3 du code du travail, de manière à ce que la part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage lui soit réservée par priorité.
L'article L. 731-2 précise que la part des ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage ne peut être inférieure, pour le ménage en cause, au montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles (R.S.A.). Elle intègre le montant des dépenses de logement, d'électricité, de gaz, de chauffage, d'eau, de nourriture et de scolarité, de garde et de déplacements professionnels ainsi que les frais de santé. (…)
Suivant l'article R. 731-1, la part des ressources mensuelles du débiteur à affecter à l'apurement de ses dettes est calculée, dans les conditions prévues aux articles L. 731-1, L. 731-2 et L. 731-3, par référence au barème prévu à l'article R. 3252-2 du code du travail. Toutefois, cette somme ne peut excéder la différence entre le montant des ressources mensuelles réelles de l'intéressé et le montant forfaitaire du revenu de solidarité active mentionné au 2° de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles applicable au foyer du débiteur.
Il résulte des pièces de la procédure que la situation actuelle de M. [B] [L] est inconnue. En effet, il n’a pas comparu, ne s’est pas fait représenter et n’a adressé aucun courrier à la juridiction avec les pièces justificatives de sa situation actuelle.
Sa capacité de remboursement actuelle ne peut donc pas être déterminée.
Sur les mesures de traitement de la situation de surendettement
La capacité de remboursement de M. [B] [L] est inconnue.
Lors de l’examen de sa situation par la commission de surendettement le 9 juillet 2025, il avait été indiqué que M. [B] [L] était au chômage mais disposait d’une formation d’employé logistique, profession qu’il avait exercée précédemment.
Sa situation actuelle est inconnue, néanmoins, il apparaît des courriers qui lui ont été adressé tant par la juridiction que par le créancier [1] qu’il a déménagé, les accusés de réception ayant été retournés avec la mention « destinataire inconnu à l’adresse ».
M. [B] [L] n’a pas respecté les prescriptions de l’article R. 722-1 du code de la consommation indiquant qu’il lui appartient d’informer la commission de surendettement de tout changement d’adresse en cours de procédure, ce qui n’a pas été fait.
Il en résulte que la situation de M. [B] [L] a nécessairement évolué.
Par ailleurs, il est âgé de 30 ans et dispose d’une formation professionnelle.
Il n’est donc pas établi que la mise en œuvre des mesures de traitement du surendettement prévues par les articles L. 733-1, L. 733-4 et R. 733-7 du code de la consommation est manifestement impossible et que M. [B] [L] se trouverait actuellement dans une situation irrémédiablement compromise au sens de l’article 724-1 du code de la consommation.
Il convient en conséquence, en application du 4ème alinéa de l'article L. 741-6 et de l’article L.743-2 du code de la consommation, de renvoyer le dossier de M. [B] [L] à la Commission de surendettement des particuliers de Meurthe et Moselle aux fins de mise en œuvre des mesures prévues aux articles L. 733-1 et suivants du code de la consommation à son profit.