COUR D'APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/03575 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LUZ5
ORDONNANCE DU 27 Juillet 2026 SUR LA DEMANDE DE TROISIEME PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Sonia VAURY, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assisté de Isabelle STERLE, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l'article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En vertu de l'article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une visio-conférence a été organisée entre le tribunal judiciaire de Nîmes et le centre de rétention de Nîmes pour la tenue de l'audience.
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 26 Juillet 2026 à 13heures19 enregistrée sous le numéro N° RG 26/03575 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LUZ5 présentée par Monsieur [C] DE [Localité 1] concernant :
Monsieur [N] [I]
né le 12 Juillet 2006 à [Localité 2]
de nationalité Turque ;
Vu l'interdiction de territoire français prononcée le 23 février 2026 par le tribunal correctionnel d'AVIGNON et notifiée le 23 février 2026 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 27 mai 2026 et notifiée le 28 mai 2026 à 09heures12
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, ne s'est pas fait représenter;
Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Salimata DIAGNE , avocat commis d'office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s'est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu'en application de l'article L. 141-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue turque et a donc été entendue avec l'assistance d'un interprète en cette langue, Monsieur [F] [L] inscrit sur une des listes des experts de la Cour d'Appel
DEROULEMENT DES DEBATS
La personne étrangère déclare: je ne comprends pas le français. Je suis né le 12/07/2006 en Turquie. Mon prénom est bien [N] et mon nom [I]. Sur la peine d'emprisonnement, j ai pas été violent. Ma copine devait venir à l'audience, elle a du retard.
Si vous me libérez, je vais dès demain au consulat turque pour retourner dans mon pays, j'ai déjà fait une demande mais j'ai pas eu de réponse. De 2023 à 2024 , j'ai habité en autriche et avant j'habitais en allemagne. Psychologiquement je vais pas bien du tout, je veux rentrer. Je ne suis pas marié. j'ai une copine, elle est française oui. C est la même que pour le jugement oui. Elle m'en veut pas, j'ai pas été violent envers elle, c'est les voisins qui ont appelé les policiers et elle a fait un procès verbal dans ce sens là. Elle devait venir, elle a pas pu. J'ai pas d'enfants. Je vais pas bien psychologiquement, je veux rentrer dans mon pays.
Oui j'ai été deux fois en hopital psychiatrique. Je suis très déprimé, très seul, je prend deux traitements différents, j entend des voix, je suis schizophrene. J'ai fait deux mois de rétention en 2007 de bougainville à [Localité 3]. J' ai été libéré et deux mois après j'ai été arrêté car j hurlais dans un parc. Je ne suis pas rentré à ce moment là, car je suis resté pour ma copine.
j'étais amoureux, on s'aime toujours mais ma copine à 44 ans, je prefère rejoindre ma mère
Me [X] [H] ne soulève aucune nullité de procédure ;
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Le représentant de la Préfecture :
La Préfecture ne s'est pas fait représenter à l'audience de ce jour bien que dûment avisée.
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