Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Tribunal judiciaire, juge libertés détention, 28 juillet 2026 — n° 26/00544

Maintien de la mesure de soins psychiatriques

Synthèse de la décision

Question juridique

Les conditions légales de l'hospitalisation complète sans consentement d'un patient atteint de troubles mentaux sont-elles remplies et la mesure doit-elle être poursuivie ?

Principe retenu

Selon l'article L.3213-1 du Code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être admise en soins psychiatriques sans son consentement, sur décision du représentant de l'Etat, que si ses troubles nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte de façon grave à l'ordre public. La mesure doit être maintenue si les troubles persistent et rendent impossible le consentement, nécessitant une surveillance médicale constante.

Faits clés

  • Hospitalisation sans consentement depuis le 17/07/2026
  • Décision d'admission en urgence à la demande d'un tiers et par arrêté préfectoral pour péril imminent
  • Certificat médical initial mentionnant un raptus anxieux avec violences contre les gendarmes
  • Avis motivé du 22/07/2026 indiquant une déficience intellectuelle et une banalisation des troubles
  • Audience du 28/07/2026 où le patient s'est exprimé

Articles cités

article L.3213-1 du Code de la santé publique article R.3211-12 du Code de la santé publique article L.3212-1 du Code de la santé publique

Dispositif

Ordonnons la poursuite de la mesure sous la forme d’une hospitalisation complète. La présente ordonnance est susceptible d’appel dans les 10 jours de sa notification devant le Premier Président de la Cour d’Appel de [Localité 5]. Cet appel ne suspend pas l’exécution de la présente décision sauf demande expresse de Monsieur le Procureur de la République formulée dans le délai de 6 h. Fait au sein de notre cabinet au Palais de Justice de Nîmes le 28 Juillet 2026. LE GREFFIER LE PRÉSIDENT Copie de la présente ordonnance a été adressée par mail à Monsieur le Directeur de l’Etablissement Copie de la présente ordonnance a été portée à la connaissance de Monsieur [G] [P] par notification et remise d’une copie par l’intermédiaire du Directeur de l’Etablissement Copie de la présente Ordonnance a été adressée par mail à l’avocat Copie de la présente Ordonnance a été adressée par mail à l’[Localité 6] Monsieur le Procureur de la république a été avisé par mail de la présente décision Le 28 Juillet 2026 Le Greffier

Exposé du litige

ORDONNANCE DU : 28 Juillet 2026 DOSSIER N° : N° RG 26/00544 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LUUC TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES magistrat du siège du tribunal judiciaire ORDONNANCE En matière de soins sans consentement Nous, Pascal CHENIVESSE, vice-président, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, siégeant à l’annexe du Tribunal au Centre Hospitalier [Adresse 1], assisté de Alexandra LOPEZ, cadre greffière, Vu la procédure concernant : Monsieur [G] [P] né le 16 Août 1998 à [Localité 1] [Adresse 2] [Localité 2] actuellement hospitalisé sans consentement au CHSP D’[Localité 3] depuis le 17/07/2026 ; Vu la décision portant admission en soins psychiatriques prise le 17/07/2026 en urgence par Monsieur le Directeur de l’Etablissement à la demande d’un tiers ; par Monsieur le Préfet du GARD par arrêté faisant suite à une mesure provisoire ordonnée par le Maire de [Localité 4] le 17/07/2026 pour péril imminent ; Vu la saisine en date du 22 Juillet 2026 de Monsieur le Préfet du GARD tendant au contrôle de la mesure d’hospitalisation complète ; Vu le dossier prévu à l’article R 3211-12 du Code de la Santé Publique ; Vu l’audience publique en date du 28 Juillet 2026 tenue à l’annexe du Tribunal au Centre Hospitalier Le Mas Careiron [Adresse 3] à laquelle a comparu le patient ; Monsieur [G] [P], dûment avisé, assisté par Me Patricia PERRIEN, avocat commis d’office ; Vu les observations écrites de Monsieur le Procureur de la République, favorable à la poursuite de la mesure, absent à l’audience ;

Motivations de la décision

MOTIFS Selon l’article L.3213-1 du Code de la Santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être admise en soins psychiatriques sans son consentement, sur décision du représentant de l’Etat dans le département que si ses troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sureté des personnes ou portent atteinte de façon grave à l’ordre public. Monsieur [G] [P] a été hospitalisé sous contrainte, au vu du certificat médical établi par le Docteur [C] [M] en date du 17/07/2026 faisant état de “Décompression violente lors d’un raptus anxieux hier avec violences contre les gendarmes. Nécessité de le protéger et de le soigner en vue d’une réinsertion, alors qu’il est dans une situation d’incapacité de s’en sortir seul. Dépression importante sous-jacente.”, état nécessitant une prise en charge médicale. Monsieur [G] [P] a été maintenu en hospitalisation complète au regard du certificat médical établi par le docteur [T] [O] en date du 20/07/2026. Aux termes de l’avis motivé en date du 22/07/2026 le docteur [N] [Z] indique: “ Ce jour à l’entretien, le patient est calme sur le plan comportemental, son discours est claur. Il présente une déficience intellectuelle, banalise les troubles du comportement ayant motivé son hospitalisation. un fond dépressif présent. La conscience des troubles reste fragile.”, et qu’en conséquence, la mesure de soins psychiatriques sans consentement avec hospitalisation à temps complet doit se poursuivre. Lors de l’audience, Monsieur [G] [P] s’est exprimé. Il résulte des éléments médicaux versés au soutien de la requête et des débats que les troubles mentaux décrits aux certificats médicaux rappelés ci-dessus sont persistants à ce jour et rendent impossible son consentement sur la durée. L’état de la personne nécessite une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète. P A R C E S M O T I F S Statuant publiquement et en premier ressort ; Vu les articles L 3212-1 et suivants du code de la santé publique; Disons que les conditions légales de l’hospitalisation sans consentement de Monsieur [G] [P] sont remplies depuis son admission et demeurent remplies à ce jour. Disons n’y avoir lieu à ordonner la mainlevée de cette mesure.

Questions fréquentes

Quelles sont les conditions pour une hospitalisation sans consentement ?
Selon l'article L.3213-1 du Code de la santé publique, une personne peut être hospitalisée sans consentement si ses troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte de façon grave à l'ordre public. Dans cette affaire, le patient a été admis en urgence pour péril imminent après des violences contre les gendarmes.
Comment contester une hospitalisation psychiatrique ?
La mesure peut être contestée devant le juge des libertés et de la détention, qui contrôle la légalité de l'hospitalisation. Dans cette affaire, le patient a comparu à l'audience assisté d'un avocat, et le juge a décidé de maintenir la mesure.
Qu'est-ce qu'un péril imminent en matière de soins psychiatriques ?
Le péril imminent est une situation d'urgence où la personne présente un danger grave pour elle-même ou pour autrui, nécessitant une hospitalisation immédiate. Ici, le maire a ordonné une mesure provisoire pour péril imminent avant l'arrêté préfectoral.
Quels sont mes droits lors d'une hospitalisation sous contrainte ?
Le patient a le droit d'être informé de ses droits, d'être assisté par un avocat, de consulter le dossier médical, et de saisir le juge pour demander la mainlevée. Dans cette affaire, le patient a été assisté par un avocat commis d'office et a pu s'exprimer à l'audience.
Comment obtenir la mainlevée d'une hospitalisation complète ?
La mainlevée peut être demandée au juge si les conditions légales ne sont plus remplies. Dans cette affaire, le juge a estimé que les troubles mentaux persistaient et que la surveillance médicale constante restait nécessaire, donc la mainlevée a été refusée.
Quel est le rôle du juge dans le contrôle des hospitalisations psychiatriques ?
Le juge vérifie que les conditions légales de l'hospitalisation sont remplies, en examinant les certificats médicaux et en entendant le patient. Ici, le juge a constaté que les troubles étaient persistants et a ordonné la poursuite de l'hospitalisation complète.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.