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Cour d'appel, etrangers, 30 juillet 2026 — n° 26/01143

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Synthèse de la décision

Question juridique

L'administration a-t-elle effectué des diligences suffisantes pour organiser l'éloignement d'un étranger en rétention, justifiant la prolongation de sa rétention ?

Principe retenu

L'administration doit justifier avoir effectué toutes les diligences utiles pour organiser l'éloignement de l'étranger. En l'espèce, la cour a constaté que l'administration avait effectué les diligences nécessaires, justifiant la prolongation de la rétention.

Faits clés

  • M. [Y] [R] alias [N] [X], de nationalité algérienne, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de trois ans.
  • Il a été placé en rétention administrative le 24 juillet 2026.
  • Le juge du tribunal judiciaire a prolongé la rétention pour 26 jours le 29 juillet 2026.
  • L'appelant a soulevé un nouveau moyen en appel : défaut de diligences de l'administration pour organiser l'éloignement.
  • La cour a examiné les diligences effectuées par l'administration et les a jugées suffisantes.

Articles cités

article L 741-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 743-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article 455 du code de procédure civile

Exposé du litige

EXPOSÉ DU LITIGE M. [Y] [R], né le 19 avril 1986 alias [N] [X], né le 22 février 1985 à [Localité 1] (Algérie), de nationalité algérienne a fait l'objet d'un placement en rétention administrative ordonné par M. le préfet de la [Localité 5]-Atlantique le 24 juillet 2026 notifié à 17h00 pour l'exécution d'un éloignement au titre d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour d'une durée de trois ans délivrée le même jour par la même autorité et notifiée à cette date. Un recours en annulation de l'arrêté de placement en rétention administrative a été déposé au visa de l'article L 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Vu l'article 455 du code de procédure civile, Vu l'ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer en date du 29 juillet 2026 à 11h43, constatant que le recours en annulation n'est pas soutenu et ordonnant la première prolongation du placement en rétention administrative de l'intéressé pour une durée de 26 jours, Vu la déclaration d'appel de M. [Y] [R] du 29 juillet 2026 à 14h09 sollicitant la réformation de l'ordonnance dont appel ainsi que la mainlevée du placement en rétention administrative. Au soutien de sa déclaration d'appel l'appelant soulève le nouveau moyen tiré du défaut de diligences de l'administration pour organiser l'éloignement.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur le moyen tiré du défaut de diligences pour organiser l'éloignement Il ressort de l'article L 741-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'administration doit justifier avoir effectué toutes les "diligences utiles" suffisantes pour réduire au maximum la période de rétention de l'étranger. Le moyen se borne à exposer des arguments juridiques généraux dépourvus de toute motivation d'espèce sans indiquer quelles carences l'appelant estime devoir soulever et n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen ne peut donc qu'être écarté. Au surplus, il sera relevé que l'administration a effectué l'ensemble des diligences utiles et suffisantes en l'espèce, en ce qu'elle a formulé une demande de reconnaissance auprès des autorités algériennes, en vue de l'obtention d'un laissez-passer consulaire, par courriel du 24 juillet 2026 à 16h45 ainsi qu'une demande de routing auprès du pôle éloignement le 25 juillet 2026 à 08h26 à destination de l'Algérie. La prolongation du placement en rétention administrative de l'intéressé est justifiée au regard de l'article L742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Conformément au droit communautaire, aucun moyen soulevé par les parties ou susceptible d'être relevé d'office ne paraît contraire à la prolongation de la rétention administrative. L'ordonnance sera confirmée. PAR CES MOTIFS : DÉCLARONS l'appel recevable ; CONFIRMONS l'ordonnance entreprise ; DISONS que la présente ordonnance sera communiquée au ministère public par les soins du greffe ; DISONS que la présente ordonnance sera notifiée dans les meilleurs délais à M. [Y] [Z] [N] [X] par l'intermédiaire du greffe du centre de rétention administrative par truchement d'un interprète en tant que de besoin, à son conseil et à l'autorité administrative ;

Dispositif

LAISSONS les dépens à la charge de l'État. La greffière La conseillère A l'attention du centre de rétention, le jeudi 30 juillet 2026 Bien vouloir procéder à la notification de l'ordonnance en sollicitant, en tant que de besoin,un interprète. Le greffier N° RG 26/01143 - N° Portalis DBVT-V-B7K-W4LY REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE DU 30 Juillet 2026 ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS (à retourner signé par l'intéressé au greffe de la cour d'appel de Douai par courriel - [Courriel 1]) : Vu les articles 612 et suivants du Code de procédure civile et R. 743-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Reçu copie et pris connaissance le à (heure) : - M. [Y] [R] - par truchement téléphonique d'un interprète en tant que de besoin - nom de l'interprète (à renseigner) : - décision transmise par courriel au centre de rétention de pour notification à M. [Y] [R] le jeudi 30 juillet 2026 - décision transmise par courriel pour notification à M. [G] ATLANTIQUE et à Maître [W] [A] le jeudi 30 juillet 2026 - décision communiquée au tribunal administratif de Lille - décision communiquée à M. le procureur général - copie au tribunal judiciaire Le greffier, le jeudi 30 juillet 2026 N° RG 26/01143 - N° Portalis DBVT-V-B7K-W4LY

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la rétention administrative ?
La rétention administrative est une mesure privative de liberté visant à maintenir un étranger en centre de rétention dans l'attente de son éloignement du territoire français.
Quelles sont les conditions pour prolonger une rétention administrative ?
La prolongation est possible si l'administration justifie de diligences utiles pour organiser l'éloignement et si la mesure reste nécessaire. En l'espèce, la cour a estimé que ces conditions étaient remplies.
Que signifie 'diligences utiles' de l'administration ?
Les diligences utiles désignent les démarches concrètes effectuées par l'administration pour obtenir les documents de voyage et organiser l'éloignement, comme les demandes de laissez-passer consulaires.
Puis-je soulever un nouveau moyen en appel ?
Oui, en appel, il est possible de soulever des moyens nouveaux, comme l'a fait M. [R] en invoquant le défaut de diligences de l'administration.
Quel est le délai pour faire appel d'une ordonnance de prolongation ?
Le délai d'appel est de 24 heures selon l'article R. 743-18 du CESEDA. En l'espèce, l'appel a été interjeté le jour même de l'ordonnance.
Quels sont les recours possibles contre une ordonnance de prolongation ?
L'ordonnance peut faire l'objet d'un appel devant le premier président de la cour d'appel, puis d'un pourvoi en cassation dans un délai de deux mois.
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