Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 30 juillet 2026 — n° 26/04236
Synthèse de la décision
Question juridique
Le retard de 55 minutes dans l'information du procureur de la République du placement en garde à vue justifie-t-il l'irrégularité de la procédure et le rejet de la prolongation de la rétention administrative ?
Principe retenu
Tout retard dans l'information donnée au procureur de la République du placement en garde à vue, non justifié par des circonstances insurmontables, fait nécessairement grief à l'intéressé. En l'espèce, le retard de 55 minutes, sans justification, rend la procédure irrégulière et entraîne le rejet de la requête en prolongation de la rétention.
Faits clés
- M. [D] [I], ressortissant camerounais, placé en rétention administrative le 23 juillet 2026
- Interpellé le 22 juillet 2026 à 14h50 et placé en garde à vue à ce moment
- Avis au procureur de la République donné à 15h45, soit 55 minutes après le placement en garde à vue
- Aucune justification du retard (pas d'interprète nécessaire, pas de délai de route)
- Requête du préfet en prolongation de la rétention rejetée en appel
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quel est le délai pour informer le procureur de la République d'un placement en garde à vue ?
Que se passe-t-il si le procureur n'est pas informé à temps ?
Puis-je contester ma rétention administrative si la procédure est irrégulière ?
Comment faire annuler une prolongation de rétention ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Le retard dans l'information du procureur est-il toujours sanctionné ?
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